Charles Michel défend une approche européenne commune contre le coronavirus

AFP / K. Tribouillard

«Se mettre d’accord à 27 est beaucoup plus compliqué que de décider seul, cela nécessite beaucoup de dialogue, beaucoup de conviction, beaucoup de persuasion, mais l’approche est très largement commune», a assuré mardi le président du Conseil européen Charles Michel.

L’ancien Premier ministre belge était interrogé sur les ondes de France Inter à propos des mesures de lutte contre le coronavirus prises dans les différents États membres ainsi qu’au niveau européen.

Les chefs d’État et de gouvernement des 27 doivent se revoir cet après-midi à 17h en vidéoconférence, sept jours après une première réunion en ligne. Entre-temps, les gouvernements nationaux ont déjà tous pris des mesures pour endiguer la propagation du virus, certains allant jusqu’à fermer leurs frontières.

Harmoniser les mesures

«Nous avons proposé de mettre en place des capacités de check aux frontières intérieures, à condition de laisser passer les biens et marchandises. Nous sommes en contact avec chacun des États-membres pour harmoniser le plus possible», a exposé M. Michel.

«Au fur et à mesure que les informations scientifiques parvenaient aux chefs de gouvernement, des décisions ont été prises. Nous avons bien mesuré que nous étions en terre inconnue et qu’il fallait en permanence adapter les mesures», a-t-il ajouté.

Le président du Conseil européen décrit la philosophie des mesures qui seront adoptées: «au maximum limiter les déplacements qui ne sont pas essentiels, mais dans le même temps permettre la circulation des biens et des marchandises pour éviter qu’il y ait des pénuries, et permettre que le matériel médical puisse circuler.»