Un homme présumé néo-nazi accusé de préparer des actes terroristes en Australie

AFP / S. Khan

Un homme suspecté d’être un sympathisant néo-nazi a été accusé de préparation d’actes terroristes, ont dit lundi les autorités australiennes. Et ce au lendemain du 1er anniversaire des attaques de Christchurch en Nouvelle-Zélande par un suprémaciste blanc australien.

Agé de 21 ans et originaire d’une ville située au sud de Sydney, il a été arrêté samedi. Il aurait notamment essayé d’acheter sur internet des armes ainsi que du matériel destiné à fabriquer des bombes. Il doit comparaître lundi devant un tribunal et encourt la réclusion à perpétuité, a indiqué la police. D’autres personnes ont été interrogées dans le cadre de cette affaire mais elles n’ont pas été inculpées.

«Ce que nous savons, c’est que cet homme avait un sentiment anti-gouvernemental, qu’il était antisémite, qu’il a des convictions néo-nazies et anti-indigènes», a déclaré Mark Walton, responsable de la police anti-terroriste de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud. Selon la police, le suspect étudiait «différentes possibilités» de passer à l’attaque, notamment en s’en prenant au réseau électrique dans sa région d’origine.

Cette arrestation intervient au lendemain du premier anniversaire des attaques de deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, au cours desquelles 51 fidèles avaient été tués par un Australiens durant la prière du vendredi.

La menace de l’extrême droite augmente

L’an dernier, après ces attaques, les autorités australiennes avaient été critiquées pour avoir négligé les menaces que constituent les extrémistes de droite et les suprémacistes blancs dans le pays. Le mois dernier, le président de l’agence australienne de contre-espionnage, l’Australian Security Intelligence Organisation (ASIO), avait souligné le danger des mouvements d’extrême droite.

«En Australie, la menace de l’extrême droite est réelle et elle augmente», avait affirmé le président de l’ASIO, Mike Burgess. «Dans les banlieues d’Australie, des petits groupes se réunissent régulièrement pour saluer le drapeau nazi, vérifier leurs armes, s’entraîner au combat et partager leur idéologie haineuse». «Ces groupes sont plus organisés et soucieux des questions de sécurité qu’auparavant», selon lui.