Des routes construites avec… du plastique recyclé

Ph. Twitter

Une en­tre­prise écos­saise a eu la brillante idée de transformer les déchets plastique en matériau de revêtement afin de construire des routes plus respectueuses de l’environnement. En plus d’être davantage écologiques, elles seraient même plus solides que les routes traditionnelles, affirme l’entrepreneur.

C’est lors d’un voyage en Inde que Toby McCart­ney, fonda­teur de l’en­tre­prise écos­saise MacRe­bur, a eu son idée de génie. Il a observé les habitants qui rebouchaient leurs nids de poule grâce à des déchets plastiques fondus. Inspiré de cette technique, il a donc mis au point un procédé écologique pour transformer les déchets plastiques en matériau pour construire de nouvelles routes.

684 000 bouteilles pour un kilomètre d’asphalte

MacRe­bur récupère des déchets plastiques qui, autrement, auraient finis brûlés à la décharge. Il les transforme en minuscules granulés qui sont mélangés avec un activateur, dont la firme garde le secret, afin de rendre le plastique plus liant.

Ce matériau innovant est ensuite envoyé aux entreprises qui produisent de l’asphalte. Celles-ci le mélangent aux autres composants de l’asphalte (roche, calcaire ou sable), et peuvent ainsi se dispenser de bitume, obtenu par distillation du pétrole.

Ces « routes en plastique » ont donc une empreinte carbone réduite par rapport aux routes traditionnelles.

D’après la BBC,  un tronçon de route d’un kilomètre réalisé avec le mélange MacRe­bur utiliserait l’équivalent d’environ 684 000 bouteilles en plastique ou 1,8 million de sacs en plastique à usage unique.

Des routes plus durables

MacRebur se targue de produire des routes 60% plus solides que les routes traditionnelles. De plus, elles pourraient durer trois fois plus longtemps.

« Puisqu’elles contiennent du plastique, nos routes sont plus flexibles », explique Toby McCart­ney, le patron de l’entreprise. « Elles résistent mieux aux changements météorologiques, réduisant les fissures et les nids de poule. Par conséquent, même si une route MacRebur a la même apparence qu’une autre, elle a une résistance et une durabilité améliorées. »

Economie circulaire

«Notre technologie signifie également que nous pouvons même recycler la route à la fin de sa durée de vie, créant ainsi une économie circulaire durable et rentable.»

L’objectif ultime de l’entreprise, en plein développement, est de pouvoir recycler les déchets locaux dans des usines locales, afin qu’ils servent aux routes de la région.

« En fin de compte, le plas­tique est un excellent produit », soutient Toby McCart­ney. « Il dure long­temps, et c’est un problème s’il s’agit d’un déchet, mais pas si l’on veut construire pour durer. »