Les étoiles montantes de la mode

AFP / Niklas Halle'n

Les étoiles de la mode se sont implantées encore un peu plus lors des Fashion Week de Paris, Londres et New York. Petit florilège de ces défilés qui ont marqué les esprits.

Kenneth Ize a particulièrement brillé, à la Fashion Week de Paris, avec une invitée de marque en la personne de Naomi Campbell. Le Nigérian a rendu hommage aux savoir-faire africains, mais également à des tissus emblématiques, comme l’aso oke qui offre une large sélection de pièces à rayures multicolores.

L’amour et l’art étaient à l’honneur au défilé de Kimhekim, à Paris, qui a livré une interprétation contemporaine des vêtements traditionnels coréens avec des jeux d’asymétrie, une silhouette parfois déstructurée, un travail sur les volumes, et ici et là une touche streetwear. On note une forte présence des coeurs, imprimés ou brodés.

Présente à la Fashion Week de Londres, la Serbe Roksanda Ilincic séduit les stars, dont Cate Blanchett qui assistait au premier rang à son défilé. Pour mieux faire jaillir la lumière, Roksanda a introduit un noir profond dans certaines de ses créations, s’inspirant de l’artiste peintre Lee Krasner. Les tissus se juxtaposent et les matières s’entremêlent.

A Londres, Petar Petrov a présenté un premier défilé raffiné et luxueux, avec des silhouettes fluides et généreuses. Les manches sont extra longues et évasées, le tailleur pantalon est porté large et retenu par une fine ceinture. Les pièces sont modulables, les vestes drapées pouvant se nouer de différentes manières.

A 31 ans, la Britannique Molly Goddard s’est inspirée de son enfance et des marchés vintage de Londres, après avoir redécouvert une photo de son père et elle, petite fille. Comme dans le bric-à-brac des étals, les genres se mélangent et les robes et jupons se portent avec des pulls en mohair. Jaune canari, bleu roi, rose et rouge combinés: les couleurs explosent.

L’étoile montante de la mode britannique Richard Quinn a ébloui Londres. Robes à traines, fleurs et cristaux à gogo: il a joué à fond la carte du glamour. Des robes et pantalons constellés de perles et de cristaux, jusque sur les cagoules recouvrant intégralement le visage des mannequins: les créations ont rendu hommage aux « pearlies ».

Les robes s’affublent d’épaules bouffantes ou asymétriques chez Rejina Pyo. Chez cette créatrice née en Corée du Sud et basée à Londres, les couleurs sont automnales: noir, beige et brun, égayé de touches de bleu et de vert. Pour cette collection, Rejina Pyo s’éloigne des tons clairs et gais des saisons précédentes « en réaction à l’époque ». Côté matières, le cachemire et l’alpaga contrastent avec les cuirs.

A New York, la maison Namilia a livré une vision outranciée de la féminité avec, en vedette, des actrices pornographiques, lors d’un défilé dont Pornhub était le partenaire.
Pour cette collection, baptisée « Herotica », Namilia s’est amusé avec l’imagerie porno telle que définie par les hommes mais aussi avec la représentation qu’ont les occidentaux de l’Asie.