Au Japon, une femme attrape deux fois le coronavirus

AFP / J. Retamal

Une patiente qui avait guéri du coronavirus a attrapé pour la seconde fois la maladie, une première hors de la Chine.

Alors que le coronavirus s’installe doucement en Europe, notamment via l’Italie où 453 cas ont été confirmés jusqu’à présent, c’est un autre cas, situé au Japon cette fois, qui cause l’inquiétude. Une guide touristique d’Osaka a en effet été diagnostiquée pour la seconde fois de la maladie, comme le rapporte The Guardian. Testée positive une première fois le 29 janvier dernier, elle était déjà guérie le 6 février suivant. Avant de rechuter mercredi, le 26 février.

Notre corps « oublie » comment se défendre

Un constat qui n’étonne pas le docteur britannique Babak Asharfi. « Les experts sont en train de collecter des informations de personnes infectées pour voir comment leur système immunitaire réagit et pendant combien de temps les patients restent immunisés », explique-t-il à Metro UK.

« Nous savons que lorsqu’on attrape un virus, notre corps le combat. Et après avoir guéri totalement de la maladie, notre corps garde la capacité d’éviter de développer à nouveau des symptômes. Il peut cependant oublier comment il fait cela et l’immunité peut s’épuiser avec le temps », poursuit-il.

L’attitude de la Chine pointée du doigt

Cette découverte au Japon a eu lieu alors que le pays est inquiet face à la propagation de la maladie. Le Premier ministre Shinzo Abe a d’ailleurs appelé à fermer temporairement les écoles publiques du pays à partir de lundi pour éviter la propagation du virus

Pendant ce temps, en Chine, le plus célèbre épidémiologiste du pays a affirmé que la Chine aurait pu s’épargner beaucoup de patients si elle avait réagi plus tôt à l’apparition du nouveau coronavirus. Zhong Nanshan, qui dirige l’équipe d’experts chargée de la lutte contre la maladie Covid-19 au ministère de la Santé, a déclaré que l’épidémie avait été «une dure leçon» pour le pays.

«Si nous avions pris des mesures strictes de prévention début décembre ou même début janvier, nous aurions grandement réduit le nombre de malades», a-t-il estimé lors d’une conférence de presse.