George Clooney se dit attristé par le travail des enfants dans les plantations de café

AFP / T. Akmen

Une enquête qui sera bientôt diffusée sur Channel 4 a épinglé Nespresso. La marque est accusée d’acheter son café à des producteurs qui emploient des enfants dans leurs champs. Le géant de l’industrie a dit fermement s’opposer à ses pratiques, et son ambassadeur George Clooney s’est dit attristé par les conclusions du documentaire, promettant qu’un travail serait effectué.  

Nespresso était dans le viseur d’un documentaire de Channel 4, qui sera diffusé la semaine prochaine sur la chaîne. Dans celui-ci, des enfants seraient filmés en train de travailler huit heures par jour pour environ cinq euros, avec seulement un jour de congé par semaine. Nespresso a toujours affirmé que ses grains provenaient de sources éthiques, sans donner de listes de fournisseurs.

George Clooney « attristé »

En tant qu’ambassadeur de la marque, George Clooney, qui a déjà gagné près de 35 millions € grâce à ce juteux partenariat, s’est dit très attristé par ces révélations. « J’ai été surpris par cette histoire. Il est clair que nous avons encore du travail à faire et ce travail sera fait », a-t-il exprimé.

« J’ai moi-même grandi dans une ferme de tabac et j’y ai travaillé dès mes 12 ans. Je suis particulièrement conscient des problèmes qui peuvent être causés par ces pratiques. C’est pour cette raison que j’ai rejoint le consultatif sur la durabilité de Nespresso il y a sept ans. Je suis extrêmement fier des efforts faits par la marque en ce sens », a poursuivi l’acteur américain, avant de conclure: « J’espère que le journaliste à l’origine de ces révélations continuera à enquêter à ce propos et rendra des comptes si cela n’évolue pas. »

Nespresso réagit

Dans un communiqué, le géant suisse s’est dit extrêmement préoccupé par ces allégations. La marque affirme faire « des efforts significatifs pour lutter contre le travail des enfants et les protéger dans les communautés de producteurs de café avec lesquelles nous travaillons et continuerons de le faire ». La société suisse dit faire preuve d’une tolérance zéro à ce niveau-là et cesse chacune des collaborations qui s’avère être problématique. Les exploitations guatémaltèques visées par le reportage ont d’ailleurs directement été retirées de la liste de leurs fournisseurs.

La marque de café explique travailler en partenariat avec Rainforest Alliance et Fairtrade International pour renforcer les bonnes pratiques de travail et le traitement équitable des travailleurs, y compris l’éducation sur les risques du travail des enfants. Ce sont ces deux ONGs qui ont d’ailleurs certifiées l’intégralité des exploitations au Guatemala.