Jim Carrey, un acteur aux mille visages : Flashback en dix films cultes !

Robyn Beck / AFP

Vingt-cinq ans après ‘The Mask’, Jim Carrey nous ressort ses plus belles grimaces dans le rôle du grand méchant de ‘Sonic, le film’. Avec son grain de folie légendaire et son visage élastique, il nous rappelle qu’il n’y en a pas deux comme lui. L’homme est pourtant multiple, à l’instar d’une filmographie combinant humour potache, contes pour enfants et surprises de génie. Flashback en dix films!

The Mask

Quelques mois après s’être fait un nom grâce aux aventures du détective animalier ‘Ace Ventura’, un certain Jim Carrey accède à la célébrité mondiale dans cette comédie barrée. L’histoire d’un gars timide qui prend confiance grâce à un masque vert fluo… Les enfants s’extasient face aux effets spéciaux, et les adultes applaudissent l’hommage aux cartoons à la Looney Tunes. C’est aussi le premier film d’une certaine Cameron Diaz. Tout simplement… splendide!

Dumb and Dumber

Certains lui reprochent déjà la lourdeur de son humour potache, mais Carrey persiste et signe dans ce film sur un duo d’abrutis régressifs. Derrière la caméra, les Frères Farrelly (‘Mary à tout prix’) signent leur premier film.

Disjoncté

Arrivé au sommet d’Hollywood, le grand Jim peut tout se permettre. Il devient l’acteur le mieux payé de l’histoire du cinéma et empoche 20 millions de dollars pour cette comédie satirique filmée par Ben Stiller. Pas de bol, le film est un échec retentissant. Pour se refaire, Carrey joue la sécurité avec ‘Menteur, menteur’.

The Truman Show

Mais le Canadien aux grandes oreilles ne se laisse pas abattre et choisit le projet idéal pour prouver au public qu’il a d’autres cartes à tirer. Réalisé par Peter Weir (‘Le Cercle des poètes disparus’), cette histoire d’un homme découvrant que sa vie entière a été fabriquée pour servir de programme télé met enfin tout le monde d’accord sur ses talents dramatiques. Carrey semble nous regarder droit dans les yeux, et pousse l’émotion au climax en jouant un homme littéralement défini par les attentes de son public… avant de reprendre sa liberté. Il gagne son premier Golden Globe au passage.

Man on the Moon

Profitant de la curiosité du public pour ses talents dramatiques, Jim Carrey fonce tête baissée dans un biopic aussi flippant que délicat sur le comique Andy Kaufman. Réalisé par le grand Milos Forman (‘Amadeus’), il lui vaut un deuxième Golden Globe et cimente la reconnaissance de ses confrères.

Le Grinch

À peine arrivé dans le cœur de ses anciens détracteurs, Carrey relance à nouveau les dés dans ce conte de Noël visant clairement un public enfantin. Un retour aux grimaces accompagné de guimauve, dessinant une nouvelle facette qu’il entretient ensuite avec ‘Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire’ et ‘Un conte de Noël’.

 

Bruce tout-puissant

Dans son plus grand succès commercial à ce jour (484 millions de dollars au box-office international), l’acteur insulte Dieu, qui lui propose en retour de jouer l’intérim pour voir s’il fait mieux. Du classic Jim, suggérant qu’il a peut-être fini de nous surprendre…

Eternal Sunshine of the Spotless Mind

C’était sans compter sur Michel Gondry, réalisateur de génie bien décidé à prouver que Jim Carrey peut nous faire pleurer. En l’associant à Kate Winslet dans un film mélancolique sur l’envie d’oublier l’être aimé, il casse les codes du drame romantique et secoue à nouveau nos préjugés sur l’acteur.

I love you Philip Morris

C’est le titre inclassable dans une filmographie déjà versatile. L’histoire à coucher dehors d’un ancien flic passant par la case prison, où il tombe amoureux de son voisin de cellule -joué avec infinie douceur par Ewan McGregor.

Kidding

Malgré quelques échecs commerciaux (dont ‘Kick-Ass 2’), Jim Carrey est arrivé au stade où il n’a plus rien à prouver. Quitte à déplacer son génie vers la télévision, dans une série sur un présentateur d’émissions pour enfants sur le point de péter un câble. Ou comment poursuivre sa réflexion sur la raison d’être des humoristes, ces éternels clowns tristes qui nous rendent tellement heureux.

 

Stanislas Ide

Faut-il aller voir Sonic, le film ?

Et hop, encore une adaptation ciné tirée d’un jeu vidéo! Quelques mois après les aventures de ‘Detective Pikachu’ et les vols planés de ‘Angry Birds 2’, c’est au tour de Sonic le hérisson ultra-rapide de débouler sur nos écrans. À l’heure où même Lego se met à fricoter avec Hollywood, il n’y a plus vraiment de quoi s’étonner. Et si le résultat n’est pas trop énervant, ça ne le rend pas divertissant pour autant. L’histoire pompe gentiment ‘E.T.’ de Steven Spielberg, avec Sonic dans le rôle de l’extraterrestre et Jim Carrey dans celui du scientifique à sa poursuite. En lâchant le héros de ‘The Mask’ dans un univers aussi cartoonesque, on s’attendait à un hommage plus comique à la pop culture des années 90. Mais le film semble s’adresser aux plus petits, et zappe complètement le public de trentenaires qui a défoncé ses pouces à la Sega il y a plus de 20 ans. Bref, pas de quoi sprinter au cinéma.(si) 2/5