De plus en plus de Belges séduits par le vélo électrique

AFP / E. Beccera

L’usage du vélo électrique est en évolution constante en Belgique et un Belge sur six en utilise un, ressort-il vendredi des principaux constats de la 8e édition de l’Enquête nationale d’insécurité routière menée par Vias et focalisée cette année sur le vélo.

L’institut pour la sécurité routière ajoute que le nombre de cycliste en général est également en augmentation à Bruxelles (de 28 à 30%) et en Flandre (de 63 à 69%) mais pas en Wallonie (de 25 à 24%).

Avec 16% d’utilisateurs en 2019, l’usage du vélo électrique continue sa progression en Belgique alors qu’il était de 10% en 2018 et de 13% en 2019. L’institut Vias fait par ailleurs remarquer que les vélos avec assistance au pédalage dépassent rarement la vitesse de 24 km/h.

La voiture privilégiée

L’usage de la voiture reste néanmoins le mode de transport le plus apprécié des Belges. L’an dernier, 83% des Belges se sont déplacés au volant de leur véhicule. Seule une personne sur trois en Wallonie a emprunté les transports en commun en 2019. A Bruxelles, une proportion égale d’habitants a utilisé les transports en commun et la voiture (64%).

La vitesse reste le problème majeur soulevé par les répondants à l’enquête de Vias en termes de comportements à risque. «Le pourcentage de conducteurs indiquant dépasser chaque mois les limitations a augmenté, surtout hors agglomération: de 27 à 32% sur autoroute et de 31 à 36% hors agglomération», relaie Vias.

L’alcool reste un problème

Si la lutte contre l’alcool au volant reste l’un des plus important cheval de bataille en termes de sécurité routière, Vias révèle que la moitié des cyclistes sondés ont admis rouler à vélo sous l’emprise de l’alcool. Les Flamands (57%) sont nettement plus nombreux que les Wallons (23%), indique le communiqué qui révèle par ailleurs que 54% des cyclistes contrôlés impliqués dans un accident au cours des nuits de week-end étaient sous influence.

Autre constat soulevé par l’enquête de Vias, quatre cyclistes sur dix (43%) indiquent emprunter la piste cyclable à contresens. «Le risque d’avoir un accident avec un véhicule motorisé s’en trouve accru car le conducteur ne s’attend pas à voir surgir un cycliste à contresens», explique Vias.

L’institut pour la sécurité routière plaide enfin pour une meilleure sensibilisation des zones 30 généralisées dans le centre des villes alors que plus de la moitié des citoyens y sont opposés.

Chaque année, l’institut Vias réalise une grande enquête sur le comportement des Belges en matière de déplacements, leur sentiment d’insécurité dans la circulation et leur adhésion à certaines mesures de sécurité routière.