Dix-huit jours en prison à cause d’une erreur d’orthographe

Belga / Virgine Lefour

Un scénario digne du film « Brazil ». Un Tunisien de 36 ans a dû passer près de 18 jours en prison à cause d’une faute de frappe qui a écorché son nom, selon la Dernière Heure. 

Mustapha J. a en effet passé près de 18 jours à la prison de Saint-Gilles pour une simple erreur administrative. La justice aurait d’ailleurs rapidement pu se rendre compte de son erreur grâce à la prise de ses empreintes à l’entrée de l’établissement mais « l’appareil est en panne depuis des mois », a expliqué son avocat Medhi Abbes dans les colonnes de la DH.

Une simple comparaison des photos des deux Mustapha J. aurait également pu mettre fin à ce quiproquo mais… « on ne trouvait plus les photos de ce dernier dans son dossier ».

L’homme recherché pour vol avec violence, coups et blessures volontaires, port d’arme prohibée et séjour illégal, n’habitait pourtant pas la même commune, n’était pas né la même année et n’était pas non plus de la même nationalité.

A son sortie de prison, il a par la suite constaté qu’il avait perdu son logement, son propriétaire ayant changé les serrures. De plus, malgré que le tribunal ait constaté la méprise lors d’une première comparution le 24 novembre dernier, la victime de cette méprise a toutefois été contrainte de passer devant le tribunal correctionnel où il a été enfin reconnu qu’un policier avait « commis une malheureuse erreur d’orthographe. »