Les flexi-jobs ont la cote

Le nombre de Belges ayant recours au statut de flexi-jobs est en hausse, avec 69.301 utilisateurs uniques fin 2019, soit 35 % de plus qu’un an auparavant, selon les derniers chiffres émanant du ministre en charge de la lutte contre la fraude sociale, Philippe De Backer.

« 2019 a de nouveau été une année record. Le Belge a clairement trouvé le chemin vers ce statut, qui crée de l’emploi supplémentaire », a réagi le ministre.
Les flexi-jobs ont été lancés en 2015 dans l’horeca, pour lutter contre le travail au noir. Ils permettent aux travailleurs déjà occupés au minimum à 4/5e temps de prester des activités complémentaires à des conditions avantageuses. Début 2018, le statut a été élargi à plusieurs autres petits secteurs commerciaux, ainsi qu’aux pensionnés sans aucune restriction.

Trois fois plus de pensionnés

C’est parmi ces derniers que le statut semble de plus en plus populaire: le nombre de pensionnés recourant à un flexi-job s’est établi à 9.897 fin 2019, ce qui représente presque un triplement en un an.

En moyenne, une personne qui occupe un flexi-job preste cinq heures par semaine, mais parmi les pensionnés la moyenne atteint sept heures par semaine.

Trois quarts des flexi-jobs sont prestés durant le week-end. Pour Philippe De Backer, le statut sert l’objectif qui lui avait été assigné à son lancement : répondre aux pics d’activité dans l’horeca (45.500 flexi-jobbers) et dans le commerce (12.768, + 86 %).

Alors que le système a été fortement critiqué par les syndicats, qui estiment qu’ils minent la sécurité sociale, le ministre libéral flamand verrait d’un bon œil son extension à d’autres secteurs, comme la construction ou les taxis, et souligne que les flexi-jobs ont contribué à la sécurité sociale à hauteur de quelque 30 millions €.