Le directeur d’une école privée épinglé pour des messages de flirt envoyés à ses élèves

Ph. Twitter

Une adolescente a témoigné des messages traumatisants qu’elle a reçus de la part de son directeur sur les réseaux sociaux. Toby Belfield, 47 ans et marié, aurait envoyé à des dizaines de messages à plusieurs élèves de son établissement, l’école privée de Ruthin. Pourtant, aucune enquête pénale n’a été ouverte et il pourrait conserver son poste. 

En 2018, Cat Hugues, une jeune adolescente de 15 ans, a reçu des dizaines de messages inappropriés de la part du directeur de son école privée de Ruthin. Cet internat, situé dans le Denbighshire, au Pays de Galles, coûte près de 40.000 euros par an. Une enquête du North Wales Live a révélé que Toby Belfield, marié et âgé de 47 ans, a envoyé ce type de messages à au moins trois élèves de l’école.

En premier lieu, l’ado a expliqué s’être sentie importante, avant de constater que les messages prenaient une tournure qu’il la mettait mal à l’aise. « Deux jours après avoir fêté mes 16 ans, les messages sont devenus tendancieux et il a commencé à parler de relations et de petits amis. ‘Devrais-je être jaloux’, m’a-t-il par exemple demandé », raconte Cat.

Les message se suivent et se ressemblent, jusqu’à pousser la jeune fille à désactiver son compte Instagram pour échapper aux messages de M. Belfield. Elle décide de ne pas simplement le bloquer car elle craint qu’il s’en prenne personnellement à elle et qu’elle perde sa place au sein de la prestigieuse école: « J’ai fait des cauchemars à cause de lui, il a ruiné ma vie. »

Un rapport accablant

Suite à la publication de cet article, une autre élève a également livré un témoignage similaire, ce qui a conduit à une inspection de l’école. Le rapport, publié cette semaine, est accablant et estime notamment que les élèves sont « en danger » et qu’il existait au sein de l’internat une « culture du contrôle et de l’autocratie ». Toutefois, le comité n’a pas pu agir concrètement, étant donné que l’école de Ruthin est un établissement privé.

Dès lors, il appartient à l’internat de prendre une décision quant à l’avenir de son directeur. « Le Conseil de gestion de l’école procède actuellement à un examen suite à la publication du rapport de l’inspection. Nous les remercions pour leur travail et nous prendrons les mesures adéquates afin de s’assurer de la bonne gouvernance de notre établissement », a déclaré cet institut.

Depuis le début du trimestre et la publication accablante de ce rapport, M. Belfield n’a plus été vu à l’école mais aucune décision n’a été prise quant à la viabilité du poste de celui-ci. En outre, aucune enquête pénale n’a été ouverte pour le moment.