Quatre Belges sur dix ne croient pas en la voiture entièrement autonome

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Environ 30% des Belges estiment que les voitures autonomes ne parviendront pas à éviter un accident, contre 20% il y a trois ans. Ils sont même plus de quatre sur dix, et un Wallon sur deux, à penser qu’elles ne verront jamais le jour, selon un sondage réalisé par l’institut Vias. La surmédiatisation de certains accidents impliquant ce type de véhicule semble avoir eu un impact négatif sur la confiance du public, analyse-t-il. Il préconise dès lors des actions d’information afin de restaurer la confiance des conducteurs.

Seul un Belge sur cinq (18%) voit comme principal avantage des voitures autonomes une moins grande implication dans les accidents, contre 23% début 2017, lors de la précédente édition de ce sondage. Les Wallons (13%) sont nettement moins optimistes que les Flamands (22%). Au sud du pays, les personnes interrogées citent plutôt en premier lieu le fait qu’elles permettent de diminuer le stress en roulant de façon plus détendue (15%).

Quatre Belges sur 10 (40%) ne trouvent même aucun avantage aux voitures autonomes, pour un taux de 37% il y a trois ans. La surmédiatisation de certains accidents, notamment aux Etats-Unis, a probablement influé sur leur opinion, estime Vias. Un peu moins de la moitié des sondés ne croient pas du tout en un parc automobile constitué uniquement de voitures entièrement autonomes et ceux qui pensent cela possible ne l’envisagent pas avant… 2050.

L’éthique préoccupe peu

En revanche, de moins en moins de Belges tiennent à leur liberté de conduire. Ils sont ainsi 28% à aimer avoir le contrôle de leur véhicule et à ne pas vouloir laisser les commandes à un ordinateur, contre 42% en 2017. Le choix éthique, à savoir la façon dont la voiture autonome réagira lorsqu’elle devra choisir entre plusieurs victimes potentielles en cas d’accident inévitable, ne préoccupe que 22% des interrogés.

Enfin, pour 53% des sondés, le constructeur automobile est le premier responsable en cas d’accident avec une voiture autonome.

Le but ultime des véhicules autonomes reste de tendre vers le zéro accident/tué, seul objectif humainement acceptable, commente Vias. Des actions d’information sont indispensables pour restaurer la confiance des conducteurs. Divers projets auxquels l’institut participe verront d’ailleurs le jour dans les mois qui viennent afin de démontrer les bienfaits de cette technologie pour la sécurité routière et la mobilité, conclut Vias.