USA: les Archives nationales s’excusent d’avoir altéré une photo de la « marche des femmes »

Les Archives nationales américaines se sont excusées samedi d’avoir exposé une photo altérée de la célèbre « marche des femmes » en 2017 à Washington. L’image avait été modifiée pour dissimuler des messages contre le président Donald Trump. Des centaines de milliers de personnes avaient pris part à cette manifestation dans la capitale américaine. Sur l’image présenté aux archives, les références à l’anatomie féminine avaient été floutées, tout comme le nom du président sur une affiche clamant « God Hates Trump » (« Dieu hait Trump »).
L’institution officielle, dont la tâche est de préserver les archives du pays, a été fortement critiquée pour cet acte. La polémique est née alors qu’une troisième marche annuelle se tient ce samedi à Washington et dans d’autres villes américaines.
« Nous avons retiré l’affichage actuel et allons le remplacer le plus rapidement possible par l’image originale, non modifiée. Nous présentons nos excuses et allons immédiatement procéder à un examen approfondi de notre politique en matière d’expositions pour que cela ne se reproduise pas », a déclaré l’institution.
C’est le Washington Post qui a révélé l’affaire, après qu’un de ses journalistes a repéré la photo lors d’une exposition sur le centenaire du droit de vote des femmes aux Etats-Unis.
Le Post soulignait dans son article que le brouillage de documents par une institution vouée à la conservation de dossiers factuels était très problématique.
La photo originale a été prise par le photographe Mario Tama pour Getty Images et montre la manifestation à Washington, avec le Capitole, siège du Congrès, en arrière-plan.
La « Women’s March » est la première manifestation de masse à avoir été organisée contre le président Trump, au lendemain de son investiture en janvier 2017. Elle visait à promouvoir les droits des femmes, la réforme de l’immigration et la question des droits LGBT, et demandait une réponse aux inégalités raciales, aux problèmes des travailleurs, et aux problèmes environnementaux.
L’événement avait attiré des centaines de milliers de personnes rien qu’à Washington et des rassemblements connexes s’étaient tenus dans d’autres villes et à travers le monde.

Source: Belga