Il se balade avec les restes de son bras amputé

Capture CTV

Un Canadien de 37 ans a été amputé de son bras, devenu invalide suite à une chute à moto. Pour « épater ses proches », il a décidé d’en conserver les restes squelettiques, nettoyés par un taxidermiste et une horde d’insectes.

En 1999, Mark Holmgren a 17 ans et emprunte la moto de son frère. Roulant trop vite, il fait un accident qui le marquera à vie. Blessé au plexus brachial, plusieurs nerfs sont déchirés au niveau de l’épaule. La conséquence est terrible : son bras est désormais complètement invalide.

Durant deux décennies, Mark refuse l’amputation. Il espérait que les progrès de la médecine lui permettraient un jour de réutiliser son bras. « Au début, je me disais qu’ils seraient capables de le réparer, qu’ils allaient arriver avec des nouveaux trucs et me donner un bras robotique, ou un truc comme ça », se souvient-il. « Mais j’ai attendu trop longtemps.  J’ai décidé d’avancer, je suppose ».

C’est donc au mois d’avril de cette année qu’il décide de se faire amputer. Mais malgré l’amputation, Mark ne se sentait toujours pas prêt à se séparer de son membre.

« Je l’ai emmené dans un sac-poubelle »

Après l’opération, il demande donc aux chirurgiens à récupérer son bras. L’hôpital accepte, et après avoir signé des documents administratifs, Mark revient un mois plus tard pour récupérer ce bras amputé. « Je l’ai emmené dans un sac-poubelle, et puis je l’ai conservé dans mon congélateur pendant un mois », détaille-t-il auprès de CTV.

Pour le conserver à long terme, le trentenaire contacte tous les taxidermistes de la région. Il concède qu’il a eu bien du mal à trouver quelqu’un qui acceptait de s’occuper d’un bras humain. Finalement, l’un d’entre eux a accédé à cette demande peu conventionnelle.

Legends Taxidermy prend en charge cette mission peu ordinaire. Le taxidermiste laisse d’abord des insectes et coléoptères manger la chaire pendant plusieurs semaines avant de nettoyer et polir les os.

Bientôt exposés

L’entreprise a terminé son travail à temps pour Noël. Mark a ainsi pu surprendre ses proches lors du repas de famille. « Certains voulaient le toucher, d’autres ne voulaient pas le toucher. Les gens ont des réactions mitigées quand ils le voient », a-t-il confié.

Le Canadien prévoit de transporter avec lui les restes squelettiques de son bras pour épater et intriguer davantage ses proches dans les mois à venir. Plus tard, il les exposera chez lui.

« Je suis content de l’avoir fait », a-t-il conclu après réflexion. « C’est juste que ce n’est pas pour tout le monde. »