Les animaux de compagnie, un désastre écologique ?

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L’empreinte écologique d’un chat ou d’un chien est proche de celui d’un véhicule de type SUV. Un constat alarmant pour les propriétaires d’un animal de compagnie soucieux de l’environnement. Tour d’horizon des solutions pour réduire cet impact.

Le choix de l’animal

Diminuer l’impact écologique de son animal de compagnie se pose avant même que celui-ci n’ait mis un pied dans votre salon. Le poids écologique des animaux de compagnie est aggravé par leur prolifération. Il est donc préférable de se tourner vers un refuge pour adopter un animal dans le besoin plutôt qu’encourager des élevages gérant les naissances.

Un impact lourd sur l’environnement

La mobilisation en faveur du climat se renforce d’année en année. Tous les secteurs sont priés de se repenser afin de limiter les émissions de CO₂, de la mobilité à l’habitat en passant par la consommation. Il en est pourtant un qui est souvent oublié parmi les pistes évoquées : la possession d’animaux de compagnie, et la consommation qu’elle génère. En Belgique, le poids économique du secteur des animaux de compagnie dépasse le 1,3 milliard € par an. En Europe, 550.000 emplois y sont liés, avec un chiffre d’affaires qui approche les 25 milliards €. Si ces animaux font le bonheur de leurs maitres, ils ne sont pas sans impact sur l’environnement, du fait de leur nombre élevé. Ils sont responsables d’une importante consommation de ressources, qu’il s’agisse de production alimentaire ou de bien de consommations. Selon le Huffington Post, les chiens et les chats seraient responsables de près de 30% de l’impact de l’agriculture animale sur l’environnement aux États-Unis.

La litière

Un propriétaire de chat achète en moyenne 30 kg de litière par an pour les besoins de son animal. Du point de vue de la durabilité, il est recommandé d’éviter la litière minérale, qui est produite à partir d’argile, et est ensuite incinérée. La litière végétale, composée de copeau de bois, sciure et sable, est un peu plus chère, mais moins polluante. Idéalement, il faudrait ensuite composter cette litière végétale, pendant deux ans, afin qu’elle puisse servir de terre pour des fleurs et arbres fruitiers. Les propriétaires de jardin habitueront leurs animaux à faire leurs besoins dehors, ce qui constituera également une belle économie pour leur portefeuille.

La nourriture

C’est le poste de dépense numéro un pour tout propriétaire d’animal de compagnie. Premier réflexe à avoir : ne pas acheter d’ingrédients suremballés ! Certains magasins proposent désormais de les acheter en vrac. Évidemment il faudra veiller à éviter le gaspillage alimentaire, tout comme pour les êtres humains.

Les accessoires

Jouets, accessoires (panier, boite de transport…) et gamelles sont une source de consommation de plastique. La première question à se poser est celle de leur réelle utilité. Pour les indispensables, il est possible de se tourner vers l’occasion, même si cela impliquera parfois une étape de nettoyage.

Le chat, un danger pour les écosystèmes

Diverses études se sont penchées sur l’influence des chats sur la biodiversité. Le charmant félin se révèle être un véritable tueur ! Chaque année, il est responsable de la mort de milliards d’oiseaux et petits mammifères, souligne Nature. L’union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), qui alerte chaque année sur les espèces en voie de disparition, a ainsi classé le chat parmi les espèces… agressives et nuisibles ! Le constat n’est toutefois pas sans solution : il est recommandé de fixer une clochette au cou de son chat. Celle-ci aura pour effet de sévèrement diminuer ses talents de chasseurs. Il est également important de stériliser ses chats, afin d’éviter que des spécimens ne retournent à l’état sauvage et se transforment en chasseurs redoutables.