Test de Pokémon Épée/Bouclier : Le carton de cette fin d’année

Un an après un épisode de transition (Pokémon Let’s Go), le premier vrai Pokémon débarque sur Nintendo Switch. Quelques jours après sa sortie, Pokémon Épée/Bouclier est déjà un carton en termes de vente et… c’est totalement mérité!

Cet automne, la saga Pokémon a fêté les 20ans de son arrivée en Europe! Deux décennies plus tard, les petits monstres imaginés par Satoshi Tajiri n’ont pas pris une ride. La saga arrive même à se renouveler. La preuve avec Pokémon Épée/Bouclier, sorti ce 15 novembre sur Switch.

Les développeurs de Game Freak avaient prévenu que cet épisode serait le premier Pokémon sur Nintendo Switch à intégrer la dimension «jeu de rôle» de la saga. Ils ont tenu parole en livrant un épisode à la fois extrêmement fidèle à ce qu’est la série depuis plus de 20 ans mais aussi rempli de petites nouveautés. Direction la région fictive de Galar, dont la carte est vaguement inspirée de l’Angleterre, qui se compose d’environnement très variés avec des plaines, des forêts, des grottes, des zones enneigées et quelques villes.

400 Pokémon à attraper

Les choses sérieuses commencent rapidement lors du choix de son Pokémon de départ parmi trois nouvelles têtes: Ouistempo (Plante), Flambino (Feu) et Larméléon (Eau). Ces trois «starters» annoncent la couleur: Pokémon Épée et Bouclier sont remplis de nouvelles créatures qui n’avaient jamais été aperçues auparavant dans la saga. Ainsi parmi les 400 Pokémon à attraper dans le jeu, plus de 80 sont de nouveaux. Certains s’inspirent de la culture british qui règne dans cet épisode avec un adorable Corgi (la race de chien de la reine Elizabeth II), un mouton, un blaireau ou encore une étrange créature dont le design est inspiré d’une tasse de thé! Si ces nouveaux Pokémon ne plairont pas à tout le monde, ils apportent un vent de fraîcheur et de nouveauté bienvenu sur la saga.

Une fois son premier compagnon récupéré, c’est parti pour la chasse aux Pokémon. Vous devrez monter votre petite équipe pour battre les différents champions locaux. Il y a ainsi huit badges à récupérer tout au long de l’aventure avant de passer au tournoi final. Petite nouveauté: avant d’entrer dans une arène, il y a un défi à réaliser. La progression est agréable et prenante. Peu à peu, on découvre des nouvelles zones du jeu et des nouveaux types de Pokémon à attraper. Comme dans Pokémon Let’s Go, les Pokémon sauvages n’apparaissent plus par hasard en face de vous. Ils sont visibles dans les hautes herbes et on peut ainsi se diriger vers la bestiole que l’on souhaite attraper.

Des lacunes techniques

Nouveau concept du jeu, les «Terres Sauvages» sont un lieu privilégié pour chasser des Pokémon ou pour faire monter le niveau de son équipe. Ces vastes zones semi-ouvertes (Non, on ne peut pas encore parler d’open-world dans Pokémon) laissent une plus grande liberté au joueur. Elles montrent aussi les limites techniques du jeu. En effet, ces zones souffrent d’un clipping important. La distance d’affichage est limitée et les Pokémon «poppent» ainsi quand le joueur se déplace. De manière plus générale, derrière leur aspect enfantin, coloré et mignon, les graphismes et les animations de ce nouvel opus n’ont rien d’exceptionnels et sont encore loin d’exploiter le potentiel de la Switch aperçu dans des jeux comme The Legend of Zelda Breath of the Wild ou plus récemment Astral Chain.

Toujours au rayon des nouveautés, Pokémon Épée/Bouclier introduit le concept de Dynamax (des Pokémon qui peuvent devenir gigantesques et surpuissants le temps de trois tours durant un combat contre un champion), le concept de Poké Camping (une zone pour jouer, cuisiner et même discuter avec son équipe six Pokémon pour nouer des amitiés et récupérer des points de vie). Ces nouveautés contribuent elle aussi à apporter un vent de fraîcheur dans la licence même si au final, elles s’avèrent plutôt anecdotiques.

24h de bonheur

L’aventure n’en reste pas moins plaisante et variée. Cet épisode se veut ouvert et accessible à tous, y compris aux plus jeunes et à ceux qui découvrent la saga. Le niveau de difficulté, qui ne peut pas être choisi ou modifié, est donc plutôt bas. Il y a un peu de challenge lors des combats contre les champions, mais en connaissant les différents types de Pokémon, leurs forces et leurs faiblesses, et en utilisant correctement les soins, les potions et les bonus, le jeu est globalement très facile. Il nous aura fallu 24h pour arriver au générique de fin. Après cela, le jeu propose aux fans de continuer à explorer la map pour tenter de remplir leur Pokédex et faire des combats.

Notre verdict

Quelle aventure! Pokémon Épée/Bouclier nous a bluffés, non pas par ses graphismes et ses animations mais par ce mélange subtil entre nostalgie et plaisir de découvrir de dizaines de nouveaux Pokémon. Que vous ayez 12 ans ou que vous soyez trentenaire, 20 ans après sa création, Pokémon propose un concept toujours aussi addictif et plaisant. C’est simple, Pokémon Épée/Bouclier est le meilleur épisode de Pokémon sorti ces dernières années. Les joueurs ne s’y trompent pas. Avec plus de six millions d’exemplaires écoulés dans le monde durant le week-end de la sortie, il réalise un démarrage canon et il est devenu par la même occasion le jeu Switch qui s’est le plus rapidement vendu, y compris dans le Benelux.

Découvrez la bande-annonce de lancement :

Épée ou Bouclier : Quelles sont les différences ?

Comme chaque jeu Pokémon depuis 20 ans, ce nouvel opus se décline en deux version : Pokémon Epée et Pokémon Bouclier. Les différences entre les deux sont plutôt minimes. Solochi, Bébécaille et Palarticho sont les trois Pokémon exclusifs à Pokémon Epée. Embrylex, Mucuscule et Ponyta de Galar apparaissent quant à eux uniquement dans Pokémon Bouclier. Enfin, chaque version dispose de deux champions exclusifs (les six autres sont communs aux deux versions. Pokémon Epée se distingue avec un champion du type Combat et un champion du type Pierre tandis que les champions du type Spectre et Glace sont exclusifs à la version Bouclier.