Une éducation verte dès l’école

Ph. Anton De Wolf

Belgodyssee est une initiative de la VRT, de la RTBF et du Fonds Prince Philippe, en collaboration avec Metro et les Éditions de l’Avenir, et avec le soutien de la Chancellerie du Premier ministre. Ce concours annuel de reportages favorise la coopération entre jeunes journalistes des trois communautés de notre pays, qui travaillent dans des duos bilingues. Lors de cette édition sont mises en évidence des initiatives positives dans la lutte contre le changement climatique. Anton De Wolf et sa partenaire se sont rendus au jardin potager de l’école primaire Hertog Karel à Wilsele-Putkapel.

L’école primaire Hertog Karel s’efforce d’ancrer la sensibilisation à l’environnement dans la vie de ses élèves. Des enseignants, (grands)-parents et bénévoles entretiennent, avec les élèves, un vrai jardin potager. Le jeu y va de pair avec l’apprentissage. « Ici, les enfants peuvent faire leurs premiers pas sur la voie d’une vie plus respectueuse de l’environnement », y déclare-t-on. Ils le font par essais et erreurs, mais surtout avec tout l’enthousiasme nécessaire.

« Les camps et les arbres sont très agréables à voir, beaucoup plus chouettes que les terrains de jeu habituels », remarque Roel. Roel, Wout et Lukas, trois jeunes garçons de l’école primaire Hertog Karel de Wilsele-Putkapel, nous emmènent dans un voyage à travers « leur» jardin. « C’est précisément ce que nous voulons réaliser. Si les enfants apprennent ici la notion de respect, il leur est plus facile de la transmettre chez eux et à l’avenir », ajoute Kris. Ce dernier participe à de nombreuses activités telles que la récolte, l’ensemencement et l’élagage et donne un coup de main là où c’est nécessaire. « À la maison, j’ôte aussi parfois les mauvaises herbes. Et jeter des déchets sur le sol est mauvais pour les racines, donc ce n’est vraiment pas permis », souligne Wout depuis un des camps. En plus d’un jardin d’apprentissage, c’est également un véritable terrain de jeu avec des camps et une salle de classe en plein air. Le jardin remplace donc en grande partie le terrain de jeu en béton. Tout comme d’autres établissements scolaires, cette école primaire ouvre également la voie à un terrain de jeu plus vert.

Vision de l’avenir

« Nous avons lancé ce jardin sauvage il y a 18 ans. Au début, c’était encore à très petite échelle, mais peu à peu, le jardin a pu être développé avec les enfants », déclare fièrement Kris, le responsable du projet. « Les enfants ne prennent conscience de ce que signifie prendre soin de la nature que si on les amène à l’apprécier. Et ce n’est possible qu’en rendant l’expérience vraiment agréable. » La grande variété de ce que l’on peut trouver dans le jardin doit contribuer à favoriser cet amour de la nature. Le responsable du projet précise : « Nous essayons d’attribuer à toutes les classes le ‘parrainage’ d’une partie du jardin qu’elles sont plus ou moins libres de gérer comme bon leur semble. Les haies sont pour la deuxième année, le jardin d’herbes aromatiques pour la quatrième, le potager pour la première… De plus, nous disposons également d’un champ de fleurs, d’un bois avec des nichoirs et d’un bassin pour l’analyse de l’eau. »

Influence positive

« La seule chose désagréable dans ce jardin est le fait que les autres enfants essaient de vous faire croire que certaines plantes sont comestibles. Je veille donc à ne rien manger avant que quelqu’un d’autre ne le mette dans sa bouche », explique Wout avec détermination. Selon l’accompagnateur Kris, l’influence positive du jardin potager est clairement perceptible. « Les enfants affirment qu’ils ne font pas que s’y amuser. Ils y font aussi un apprentissage et entendent prendre soin de la nature efficacement. Il y a quelques années, j’ai trouvé à l’entrée de l’un des camps un panneau indiquant ‘CLUP-DE-PROT-ECTION-DE-LA-NA-TURE’. Totalement mal orthographié, bien sûr, mais ce sont des choses agréables à voir. » Pendant ce temps, Lukas, élève première année, déclare fièrement à l’arrière-plan : « En hiver, je n’aime pas trop les feuilles tombées sur le sol, et encore moins la neige. » Un beau complément au projet pédagogique dans le jardin arrière de l’école primaire Hertog Karel.

Anton De Wolf

Qui suis-je ?

Nom : Anton De Wolf

Âge : 24 ans

Études : Master en langues et littérature, Master en journalisme (tous deux à la KU Leuven)

Comment ai-je procédé ?

Dans le cadre de Belgodyssee, Clothilde et moi nous sommes mis en quête de la combinaison entre l’éducation et les initiatives positives dans la lutte contre le changement climatique. C’est à Wilsele-Putkapel, dans le jardin potager de l’école primaire Hertog Karel, que nous avons trouvé cette interaction relatée dans ce reportage.