Un agriculteur condamné pour zoophilie : il couchait avec ses bêtes

AFP

La sentence est tombée pour un agriculteur suisse qui s’adonnait à des actes sexuels avec ses bêtes.

En Suisse alémanique, le tribunal a jugé une affaire peu courante. Un agriculteur de 30 ans se trouvait sur le banc des accusés. L’homme devait répondre à des actes de zoophilie. En effet, le fermier était accusé d’entretenir des rapports sexuels avec de nombreux animaux de sa ferme.

Un acte avec un taureau dérape

Cela faisait plusieurs années que l’agriculteur s’adonnait à des pratiques zoophiles. Selon L’Essentiel, dès 2011 déjà, l’homme aurait eu des rapports avec des brebis, des chèvres et même des vaches. Il aurait également forcé un veau à lui pratiquer une fellation. Un jour cependant, l’un des actes zoophiles du fermier a dérapé et c’est cela qui a permis aux autorités de retrouver sa trace. En effet, l’homme a souffert de lésions internes après avoir entretenu un rapport avec un jeune taureau de 300 kg.

L’hôpital a prévenu la police

Les blessures de l’agriculteur étaient telles qu’il a dû se rendre aux urgences pour être opéré. Il a alors avoué l’origine de ses blessures au personnel médical qui a averti les autorités. Cela reste d’ailleurs toujours en travers de la gorge du Suisse. «La police m’a assuré que tout ce que je disais était confidentiel. Mais maintenant, toute la Suisse est au courant et je me sens comme un criminel», a raconté l’accusé au média Blick.

« Je ne les ai forcés à rien »

Son cas a été jugé en septembre dernier. Le trentenaire a reconnu et a regretté les faits de zoophilie. « Le sexe avant le mariage est un péché terrible, que ce soit avec un homme ou avec un animal », a-t-il reconnu devant le juge. L’homme a néanmoins estimé n’avoir «jamais violé la dignité des animaux» et ne les avoir « forcés à rien ». Cela ne l’a pas empêché d’être condamné à une peine de 10 mois de prison avec sursis et à une amende de 4.500 francs suisses (environ 4.100 €).

Plusieurs associations de défense des animaux étaient présentes au procès. Un militant s’est réjoui de cette condamnation et surtout de la médiatisation de cette affaire. « Cela pourrait peut-être encourager les gens à signaler de tels cas, qui restent trop souvent impunis », a-t-il déclaré à la version suisse allemande de 20 Minutes.