Microsoft teste les week-ends de trois jours, la productivité explose

AFP / Gérard Julien

Durant le mois d’août, Microsoft a permis à ses 2.300 employés d’avoir des week-ends de trois jours au Japon. Ainsi, les vendredis étaient des congés payés pour l’ensemble de l’entreprise. Avec 20% de temps en moins au boulot, la productivité de la boîte a augmenté de 39%.

Qui n’a pas rêvé de systématiquement avoir des week-ends de 3 jours, avec un vendredi qui fait office de congé payé? Au Japon, Microsoft a fait cette expérience durant le mois d’août et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a été concluante, et ce pour diverses raisons.

D’abord, les réunions ont été limitées à des périodes de 30 minutes, ce qui a permis de ne pas gaspiller un temps que l’on perd parfois à cause de certaines longueurs. Ensuite, au lieu d’ignorer ses tâches jusqu’à la dernière minute, les employés ont utilisé leur temps de la façon la plus efficiente possible, ce qui a créé une dynamique d’efficacité. L’une des autres conséquences de ces semaines écourtées, c’est l’impact de l’entreprise sur l’environnement. En effet, 23,1% d’électricité en moins a été consommée, tandis que le personnel a imprimé 58,7% fois moins de pages.

Un geste qui pourrait amorcer le changement 

Le personnel s’est montré satisfait de cette initiative, sans surprise, à hauteur de 92,1%. Il s’agit d’un chiffre par réellement surprenant, tant quelqu’un de reposé et épanoui en dehors du travail, est plus performant lorsqu’il arrive au boulot. Microsoft a d’ores et déjà déclaré qu’il réitérera son projet l’année prochaine, amorçant un changement qui pourrait s’opérer de façon plus globale au cours de ce siècle.

« Au 19e siècle, on se battait pour obtenir une journée de huit heures, au 20e , on obtenait les congés payés et les week-ends de deux jours. Pourquoi pas être ambitieux pour ce siècle et obtenir une semaine de quatre jours avec un salaire décent pour tous? Il est temps de profiter de la richesse des nouvelles technologies, pas de laisser les dirigeants s’en emparer », a commenté Frances O’Grady, secrétaire générale du Congrès des syndicats britanniques (TUC).