Le mauvais Xavier Dupont de Ligonnès arrêté en Écosse

AFP / A. Buchanan

L’homme arrêté en Écosse, soupçonné d’être Xavier Dupont de Ligonnès, n’est pas le suspect de la tuerie de Nantes en 2011, selon les résultats d’un test ADN. Premier à avoir annoncé l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès, le Parisien a présenté ses excuses à «la famille des victimes» et à la personne interpellée à tort en Ecosse.

Le quotidien, le premier à avoir annoncé l’arrestation à Glasgow vendredi soir, suivi de l’AFP, a présenté «ses excuses à la famille des victimes et à celle de la personne interpellée à tort», a indiqué dans un communiqué Stéphane Albouy, directeur des rédactions.

Le Parisien, détenu par le groupe LVMH, a également exprimé «pour l’ensemble de nos lecteurs, nos plus sincères regrets d’avoir rendu publique une information qui s’est révélée être erronée».

«Nous avons été alertés par une de nos sources habituelles», a indiqué M. Albouy. «Nous avons contacté cinq sources judiciaires françaises, à différentes strates de hiérarchie et autant centrales que régionales», a-t-il précisé. «Nous avons multiplié les angles de recherche et de confirmation, c’était à un très haut niveau de vérification».

De son côté, l’AFP avait confirmé l’information en se basant sur quatre sources policières françaises différentes, avec lesquelles les journalistes ont l’habitude de travailler en confiance. Toutes relèvent que «selon la police écossaise» les empreintes digitales de l’homme interpellé à Glasgow «correspondent» et qu’il n’y a pas de conditionnel dans ce que rapportent les Ecossais.

Sollicitées par l’AFP, les sources françaises ou écossaises n’ont à ce stade fourni aucune explication sur l’origine de cette erreur.

Libéré

Le Français arrêté à l’aéroport de Glasgow (Royaume-Uni) et soupçonné à tort d’être Xavier Dupont de Ligonnès, a été libéré samedi, a annoncé la police écossaise.

Ce dernier avait été contrôlé et arrêté sur la base d’une «dénonciation anonyme», selon des sources françaises proches de l’enquête. Selon la police écossaise, ses empreintes correspondaient à l’homme recherché après le meurtre de sa femme et ses quatre enfants en 2011, l’une des plus mystérieuses énigmes criminelles des dernières décennies.

Des doutes étaient apparus samedi matin sur l’identité de cet homme, les certitudes initiales sur les empreintes digitales s’étant progressivement estompées, selon une source proche de l’enquête. La perquisition menée vendredi soir dans une maison de Limay (Yvelines), dont l’adresse figurait sur le passeport de l’homme arrêté, a renforcé la piste d’une erreur de personne.

« Les investigations ont été menées pour confirmer l’identité de l’homme. A la suite des résultats des tests ADN, il a été confirmé que l’homme arrêté n’est pas l’homme suspecté de crimes en France», a indiqué la police écossaise. Il a donc été libéré.

« L’homme et sa famille n’ont aucune intention de s’exprimer dans les médias pour le moment », précise la police. « Leur vie privée doit être respectée».