Test de Ghost Recon Breakpoint : Le jeu de l’automne ?

Lancée en 2001 par Ubisoft, la saga Ghost Recon a franchi un cap il y a deux ans et demi avec l’épisode Wildlands qui, à lui seul, a attiré 15 millions de joueurs. Suite à ce succès, Ubisoft revient à la charge et enfonce le clou avec Ghost Recon Breakpoint.

Exit la Bolivie et les narcotrafiquants. Afin de ne plus avoir de soucis avec l’office du tourisme local, Ghost Recon Breakpoint se déroule dans un archipel fictif perdu dans le Pacifique sud. Premier constat: Auroa est immense. Nous avons fait le test: comptez 40 km pour aller d’un bout à l’autre de la carte. Que ce soit en hélico, en bateau, en moto ou en Jeep, ça prend du temps! Le fait de partir sur un environnement fictif a permis aux développeurs d’Ubisoft Paris de se lâcher et de se faire plaisir. L’open-world est gigantesque et la diversité des environnements proposés est d’une grande richesse. On retrouve des plages, des marais, des forêts, des bases militaires aux architectures futuristes, des usines et même des sommets enneigés. Ajoutez à cela, un cycle jour/nuit et des conditions météos dynamiques et vous obtiendrez un terrain de jeu vraiment convaincant.

Graphiquement, Ghost Recon Breakpoint s’en sort également avec les honneurs. Le rendu de la version Xbox One X que nous avons testée était magnifique. Mention spéciale pour les effets du vent sur les hautes herbes et la végétation.

Entre le fun et le réalisme

Du côté de la jouabilité, Ubisoft est parti sur les mêmes bases que Ghost Recon Wildlands. Même si la survie en milieu hostile est au cœur de l’expérience de jeu, on est assez loin d’une simulation militaire pure et dure. On peut bien sûr se la jouer en mode «infiltration» en se camouflant avec de la boue, en essayant de ne jamais se faire repérer et en éliminant les ennemis au loin grâce à un fusil de sniper. Mais la plupart du temps, ça finit quand même par partir en vrille! Ghost Recon Breakpoint peut ainsi aussi se montrer très fun. Avec ses dizaines d’armes et de véhicules sur terre, dans les airs et en mer, ses fusillades et ses explosions, l’open-world de Breakpoint peut parfois prendre des airs de GTA ou de Just Cause.

Comme Wildlands, Breakpoint peut se jouer à plusieurs en coopération en ligne. Que ce soit entre amis ou avec des inconnus, l’expérience est encore plus marquante en coop. Néanmoins, plus que Wildlands, Breakpoint peut également se jouer et s’apprécier comme une véritable expérience solo. Dommage cependant que même les joueurs solitaires doivent obligatoirement être connectés à Internet pour jouer.

L’empreinte d’Ubisoft

Le scénario de Ghost Recon Breakpoint est classique mais efficace. L’archipel d’Auroa était le projet utopiste d’un milliardaire danois (qui n’est pas sans rappeler Elon Musk) qui voulait mettre la technologie au service de la paix et d’un monde parfait. Mais des anciens Ghosts, qui rappelons-le sont des membres d’une Unité Spéciale, ont pris le contrôle de l’île et ont détourné la technologie pour en faire une arme redoutable.

De votre côté, vous allez vous retrouver seul sur cette île immense pour tenter de rétablir l’ordre. Les drones sont à la fois votre pire ennemi et votre meilleur allié. Il y a d’abord ces énormes drones de surveillance qui survolent constamment l’archipel et qui vous repèrent à plusieurs kilomètres d’altitude. La seule solution de leur échapper est de se cacher ou de se camoufler. Il y a aussi des plus petits drones équipés de mitrailleuse. Ils se déplacent seul ou en essaim et sont des adversaires redoutables. Enfin, comme dans Ghost Recon Wildlands et Watch Dogs 2, vous pouvez rapidement dans l’aventure compter sur un drone. Déployé en pressant simplement une touche, il permet de faire des repérages et de marquer des ennemis.

Les influences d’autres titres d’Ubisoft se font également ressentir dans Breakpoint. Ainsi, impossible de ne pas penser à The Division 2, quand on voit le système de loot qui permet de récupérer, sur certains ennemis et dans des caisses, des armes et des accessoires (chapeau, bottines, gilet, pantalon…) dans le but d’obtenir un score d’équipement le plus élevé possible. On passe ainsi beaucoup de temps à modifier ses affaires pour toujours être au top.

Du contenu à foison

Ghost Recon dispose d’un contenu important. Après 10h de jeu, nous avions seulement atteint le niveau 15 et découvert moins de 10% de la carte du jeu. Quand on sait qu’il faut atteindre le niveau conseillé 150 pour affronter le boss final du jeu, cela vous donne un aperçu de la durée de vie. Même si on ne va pas se le cacher, ça passe forcément par une multitude de missions secondaires pas toujours passionnantes. Non seulement, Breakpoint réserve des dizaines d’heures de jeu en solo ou en multi mais en plus, Ubisoft prévoit d’ores et déjà de l’alimenter en contenu au cours des années à venir. L’aventure ne fait donc que commencer!

Du côté des regrets, on notera quelques soucis de finition. Lorsqu’on doit récolter des infos auprès d’un personnage par exemple, on choisit la question qu’on souhaite lui poser et lui, il répond directement une phrase type du genre «Voici tout ce que je sais». En réalité, il ne vous dit rien, il n’y aucune conversation et les éléments sont ajoutés automatiquement dans le menu adéquat. Au cours de notre aventure, nous avons rencontré quelques bugs graphiques. Cependant, rien de bien méchant ou qui puisse venir gâcher l’expérience de jeu.

Notre verdict

Ghost Recon Breakpoint est une excellente surprise automnale. Avec cet épisode, la saga Ghost Recon est au sommet de son art. L’archipel d’Auroa est un terrain de jeu gigantesque, varié et magnifiquement modélisé. Le contenu est au rendez-vous et seul ou à plusieurs en coop, il promet des dizaines d’heures de jeu!

Découvrez le trailer de lancement :

REVIEW OVERVIEW
Ghost Recon Breakpoint (Xbox One, PS4, PC)