Christine Defraigne dénonce une «dérive anti-démocratique» au MR

Belga / L. Dieffembacq

Au MR, les candidatures déclarées de George-Louis Bouchez et de Denis Ducarme à la présidence du parti ne font pas l’unanimité. Christine Defraigne, première échevine à Liège et ancienne présidente du Sénat, a ainsi fait part, dans un courrier adressé entre autres à Charles Michel qui a fuité sur Twitter, «des plus expresses réserves sur la procédure électorale interne au MR», dénonçant au passage «une confiscation du pouvoir et une dérive anti-démocratique».

«Il me revient que l’appareil du parti pourrait déclarer ma possible candidature à la présidence du MR irrecevable au motif que je ne ferais pas partie du Comité général», y écrit-elle, estimant que «l’exigence de faire partie de ce Comité ne peut être un motif juridique et politique d’irrecevabilité».

Selon ses statuts, ce Comité doit être composé, notamment, du président du parti, du chef de file gouvernemental mais aussi des membres du comité permanent du PRL, du comité du PFF et du parlement du MCC.

Or, «force est de constater que le PRL n’a plus de membre direct, plus de président et a fortiori plus de comité permanent», poursuit Christine Defraigne.

Des candidats « censurés »

«Exiger aujourd’hui d’un candidat qu’il appartienne à ce comité composé de fantômes s’apparente à une confiscation du pouvoir et à une dérive anti-démocratique», ajoute-t-elle en assurant qu’elle prendra «toute initiative juridique afin de faire invalider un procédé indigne des valeurs» du MR.

«Les militants doivent pouvoir exprimer leur préférence sans que certains candidats soient censurés», conclut-elle dans cette lettre envoyée à Charles Michel mais aussi à Richard Miller et à François-Xavier de Donnea, qui président respectivement la commission électorale et le conseil de conciliation du parti.