Pourquoi ne pas emprunter la scie de votre voisin ?

« Le Futur est à nous » est coordonné par la Fondation Roi Baudouin qui accompagne de jeunes créatifs dans le développement de leur projet pour Bruxelles. Chaque semaine, Metro vous présente l’un des participants.

Homme de théâtre, cofondateur d’un espace de création artistique à Schaerbeek, Guillaume Dumont n’en est pas à son premier projet solidaire. Aujourd’hui, il nous parle de la plateforme Lendland, pour laquelle vient de débuter une campagne de crowdfunding.

G.D. : Lendland est une application sociale et solidaire qui met en contact des Bruxellois disposés à prêter toutes sortes de choses : outils, appareils ménagers, équipements, matériel de voyage, etc. Les emprunteurs doivent eux-mêmes être des prêteurs potentiels.

Comment prennent-ils contact ?

Il leur suffit de créer un profil, d’indiquer ce qu’ils sont disposés à prêter, puis d’utiliser le moteur de recherche qui localise les personnes les plus proches en possession de l’objet souhaité. Et c’est gratuit !

Prêter, emprunter et faire connaissance, donc ?

Si Lendland permet à chacun de dépenser moins en disposant de plus, l’application favorise aussi la cohésion sociale. Prêteurs et emprunteurs se rencontrent sans passer par une structure intermédiaire. On évite aussi la « pollution numérique » : pas de publication publique ni de notification envoyées tous azimuts. Seul le propriétaire de l’objet recherché est contacté.

Et ce crowdfunding ?

L’application n’est pas encore en ligne. Il nous faut d’abord compléter le financement de son développement IT. Les donateurs seront récompensés: plantes vertes, sorties culturelles, dégustations de bières spéciales, etc. Je lance l’appel aux contributions via la page www.growfunding.be/lendland.