Une ado de 13 ans « morte d’obésité »

Belga / S. Gremmelprez

Nourrie aux plats à emporter par sa maman, y compris lorsqu’elle était à l’hôpital, une jeune adolescente de treize ans est décédée au Royaume-Uni.  

Les faits remontent à 2015. Une jeune adolescente de treize ans a perdu la vie, un décès dû à son obésité. Dans le rapport, dont le Metro UK fait écho, le comportement de sa mère est clairement mis en cause. Celle-ci nourrissait sa fille de repas préparés hypercaloriques. Elle ingérait 2.000 calories avant même le repas de midi.

Accusée également de violences psychologiques, cette mère refusait toute tentative visant à aider la jeune fille en situation d’obésité alarmante. Elle ne voulait pas lui fournir de sac de gym pour pouvoir assister aux cours d’éducation physique. Elle ne se rendait jamais aux rendez-vous pris pour sa fille avec de professionnels de la santé.

Interrogée sur sa fille et son poids, elle clamait que l’adolescente n’était « qu’une paresseuse », la comparant à un « beignet ». Or, ces comportements et cette maltraitance affective ont entraîné de graves conséquences.

Impossible d’agir

C’est en février 2015 que l’adolescente de treize ans s’est retrouvée une première fois à l’hôpital. D’après le rapport, sa mère était agressive avec le personnel mais faisait aussi preuve de violence affective envers sa propre fille.

Les médecins ont finalement diagnostiqué des problèmes cardiaques (une cardiomyopathie dilatée), un caillot de sang et des antécédents d’obésité morbide chez l’ado.

Si elle a pu rentrer chez elle, le répit n’aura été que de courte durée. En effet, quelques semaines après elle fut à nouveau hospitalisées, emmenée aux soins intensifs cette fois. Là-bas, malgré les efforts des équipes médicales, sa santé «s’est détériorée considérablement».

Les médecins se sont retrouvés dans l’impossibilité d’agir. En raison de son poids, de son manque de forme physique et de son état de santé tellement détérioré, ils n’ont pas pu effectuer de transplantation cardiaque. La jeune fille est morte peu après.

Des professionnels « paralysés »

Depuis, une enquête criminelle a été ouverte mais aucune mesure n’a encore été prise.

Les professionnels qui ont eu affaire à cette jeune fille se sont dits « paralysés » face à la situation. Ils ont souligné à quel point il est compliqué et délicat de considérer l’obésité comme un signe de négligence ou de maltraitance.

Or, après ce tragique événement, les professionnels de la santé confrontés à l’obésité chez les enfants sont exhortés à avoir des conversations avec les parents, aussi difficiles qu’elles soient.