La suspension du parlement par Boris Johnson jugée illégale par la justice

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Une cour d’appel écossaise a jugé «illégale», mercredi, la suspension très controversée du parlement britannique par le Premier ministre conservateur Boris Johnson.

Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé qu’il contesterait cette décision devant la cour suprême. Cette dernière se penchera en urgence sur cette question le 17 septembre.

Le parlement britannique a été suspendu mardi matin pour cinq semaines, jusqu’au 14 octobre, soit deux semaines seulement avant la date prévue pour le Brexit, après que les députés ont rejeté la tenue d’élections anticipées voulues par Boris Johnson.

Cette suspension très controversée, critiquée par le président de la Chambre des communes John Bercow, s’est déroulée dans une ambiance électrique, au milieu des protestations acrimonieuses de l’opposition.

Un accord possible selon Merkel

Cette suspension ne remet cependant pas en cause la possibilité d’un Brexit avec accord. Angela Merkel a en effet estimé mercredi qu’un accord sur le Brexit pouvait encore intervenir. La chancelière allemande a aussi plaidé pour une «collaboration plus étroite» au sein de l’Union européenne, au regard des changements de pouvoir sur la scène internationale et des tensions qui règnent actuellement.

« L’UE doit à présent renforcer ses liens », a-t-elle déclaré mercredi lors d’un discours sur le budget devant la chambre basse du Parlement allemand. La rivalité croissante entre les Etats-Unis et la Chine, la «redynamisation géostratégique» de la Russie et le Brexit auront d’importantes conséquences, auxquelles l’Union européenne doit se préparer, a ajouté la chancelière. Elle a par ailleurs indiqué qu’un accord sur le Brexit était encore possible d’ici au 31 octobre.

L’Europe est aussi à la traîne en termes de développements technologiques de taille, et doit s’améliorer dans ce domaine, a insisté Mme Merkel. Celle-ci a également loué les lignes directrices de la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, présentées à Bruxelles mardi. La chancelière allemande est convaincue que la nouvelle Commission renforcera la position de l’Europe dans le monde.

Enfin, concernant la demande américaine faite à l’Allemagne d’augmenter son budget Défense pour l’Otan de 2% du PIB, Angela Merkel a assuré que le pays tiendrait sa promesse de se rapprocher au plus près de cet objectif.