[Jeu vidéo] Test : Gears 5 est-il le jeu de la rentrée ?

Les grosses sorties se bousculent en cette rentrée. Microsoft est l’un des premiers à dégainer avec le très attendu Gears 5. Tient-on déjà le jeu de la rentrée? Réponse dans notre test.

Treize ans après le premier épisode et trois ans après un Gears of War 4 plutôt mitigé, la saga exclusive de Microsoft est de retour ce 10 septembre avec Gears 5.

Une claque graphique

Comme son prédécesseur, la première chose qui marque en lançant le jeu, ce sont ses graphismes. Sur la version Xbox One X que nous avons testée sur un écran QLED 4K HDR, Gears 5 est tout simplement sublime et sera probablement l’un des plus beaux jeux de l’année. Le travail des développeurs est impressionnant. Les reflets dans l’eau, la modélisation des personnages, les effets de lumière: tout y est et tout est magnifique. Chaque élément a fait l’objet d’une attention particulière et à aucun moment on croise des textures moins réussies. Graphiquement, Gears 5 est bluffant et semble pousser au maximum les capacités de cette génération de console. À notre plus grande surprise, cela n’empêche pas Gears 5 de souffrir de quelques gros soucis techniques. À plusieurs reprises, nous avons été obligés de relancer le jeu. Une fois car toutes les textures avaient disparu à l’exception des ennemis, d’autres fois car en atteignant un objectif, la scène suivante ne se déclenchait pas. C’est plutôt fâcheux pour un blockbuster de cette envergure.

L’arrivée de Jack

Du côté du gameplay, les fans ne seront pas dépaysés. Les nouveaux venus risquent quant à eux d’être déstabilisés. On retrouve tous les éléments caractéristiques à cette saga: des combats dans lesquels où il faut avancer à couvert et des rechargements qui doivent être réalisés dans un timing parfait au risque de perdre beaucoup de temps. La grosse nouveauté de Gears 5 est l’arrivée de Jack, un sympathique petit robot qui vous accompagnera durant toute l’aventure. Ses compétences évoluent et se débloquent via les composants trouvés lors des missions. Jack sera ainsi capable d’émettre un flash pour étourdir les ennemis, de déployer un bouclier temporaire pour vous protéger ou encore de pirater un adversaire pour qu’il se retourne contre les siens. Ce robot dispose aussi de capacités de soutien et il pourra vous rendre temporairement invisible ou vous aider à trouver des objets cachés. Cette nouveauté s’avère être une excellente idée et Jack est un compagnon indispensable dans Gears 5.

 

Une tentative d’émotion

Le scénario n’a jamais été la force de Gears of War et cet épisode n’échappe pas à la règle. Voyez-y un gros blockbuster d’action hollywoodien où tous les prétextes sont bons pour tout faire sauter. On ressent néanmoins dans Gears 5 une volonté d’évolution. L’influence de ce qui a été vu dans d’autres jeux qui ont marqué ces dernières années, comme God of War par exemple, est perceptible. Il y a ainsi dans Gears 5 de longues phases où le joueur est passif. Il doit juste avancer, écouter les dialogues et profiter du panorama. Les scénaristes ont également tenté d’apporter de l’émotion et de la finesse dans l’histoire, notamment à travers le personnage et l’histoire de Kait, la jeune femme que l’on incarne durant les ¾ de l’aventure. Néanmoins, la sauce a du mal à prendre. Il y a un réel décalage entre le comportement et les propos de cette bande de gros malabars bien badass et cette volonté de toucher le joueur.

Autre élément important: Gears 5 veut ouvrir son univers et essayer de sortir le joueur des chemins et des couloirs tout tracés. Certaines phases demanderont de se déplacer, en toute liberté, à bord du Skiff, un étrange véhicule à voile. Il y a également des tonnes d’objets à collecter et de composants cachés dans les niveaux. Pourtant, dès que le joueur prend un peu trop de temps pour explorer les lieux, ses coéquipiers le rappellent à l’ordre en l’interpellant sans cesse. Du coup, l’effet souhaité est totalement raté. Néanmoins, la campagne reste plaisante et réussie. Elle emmène le joueur dans des environnements très variés (désert, neige, ruines…) et elle est beaucoup plus longue que les épisodes précédents. Comptez environ 15h pour terminer les quatre actes de l’aventure.

Enfin et surtout, la saga Gears of War est très attendue pour ses modes multijoueurs et à ce niveau-là, Gears 5 ne déçoit pas. Tout d’abord, la campagne peut être jouée à trois en coop online ou en écran partagé. C’est très sympa, sauf peut-être pour le troisième joueur qui doit jouer Jack, le robot. Il suffit d’ailleurs de lancer une recherche pour trouver de nombreuses parties où il reste une place de libre, celle de Jack. Gears 5 compte aussi trois modes de jeu multi: Evasion qui repose sur la coopération entre trois joueurs, des parties Versus plus classiques et le monde Horde qui est orienté vers la survie.

Notre verdict

De toute beauté, Gears 5 est une véritable claque graphique. Fidèle à la saga, il apporte quelques nouveautés bien sympas comme Jack et une campagne bien plus conséquente et variée que les épisodes précédents. Gears 5 aurait pu être l’un des jeux de l’année, pourtant, il nous a laissé un sentiment mitigé. Certaines nouvelles idées ont bien du mal à prendre comme la tentative d’apporter de la finesse et de l’émotion dans le scénario et cette volonté de créer un monde plus ouvert alors que le jeu pousse bien trop rarement à l’exploration. Reste que les fans de la saga devraient être comblés par cet opus, notamment pour son côté multijoueur. Enfin, il devrait toucher un grand nombre de joueurs puisqu’il est inclus dans l’abonnement Xbox Game Pass. Si vous le possédez, il serait dommage de passer à côté et de ne pas y jeter un œil!

Découvrez le trailer de lancement :

REVIEW OVERVIEW
Gears 5 (Xbox One/PC)