Quelques conseils entre indépendants…

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Pas toujours facile, la vie d’indépendant… Si dès le début de votre carrière, vous avez certainement pris vos dispositions pour couvrir certains risques, il s’agit de veiller à ces couverture acquises, mais aussi de vérifier que votre développement professionnel n’entraîne pas de nouveaux risques. Des experts de chez Wilink proposent quelques conseils pour se poser les bonnes questions.

Cela fait désormais trois ans que vous avez démarré une activité professionnelle en tant qu’indépendant Starter et vous venez donc passé au statut de Flyer. Ainsi, vous avez bien évidemment pensé à prendre vos dispositions en ce qui concerne les risques suivants : les soins de santé, la pension, les frais médicaux, l’incapacité de travail suite à un accident, etc…

Toutefois, il existe des assurances pour maintenir le cap et s’assurer de ne jamais prendre le moindre risque financier. Le statut d’indépendant, s’il a ses avantages, peut également avoir certains inconvénients. Pourtant, il convainc de plus en plus les jeunes adultes puisque ces dix dernières années, la Belgique a connu une augmentation de 43% du nombre de ses jeunes indépendants. Ceux-ci ne cracheront donc pas sur nos conseils afin de tirer le meilleur parti de leur activité.

L’EIP pour constituer son capital pension

En débutant vous avez déjà été bien avisé d’épargner via un contrat Pension Libre Complémentaire et pour Indépendants (PLCI) que vous avez probablement complété par une Convention de Pension pour Travailleur Indépendant (CPTI) ? Sinon, il est encore temps d’y penser !  Si vous êtes passé en société suivant les conseils de votre comptable, vous pouvez dès lors renouveler votre calcul de la règle des 80% et vous verrez ainsi ce qu’il vous est encore possible d’épargner dans un nouveau contrat d’engagement individuel de pension (EIP), note Eric Vandoren, du cabinet Wilink.

Celui-ci vous permettra d’inclure des garanties supplémentaires telles que l’incapacité de travail, la rente en cas d’incapacité de travail, le décès et décès par accident, ou encore le remboursement des cotisations EIP durant l’incapacité de travail. Au niveau fiscal, cela permettra à votre société de déduire certaines primes en frais professionnels : suivant la règle des 80% pour la déduction des primes de pension et suivant la règle des 100% pour la déduction des primes « incapacité de travail ».

L’outil de travail au centre des considérations

Dans de nombreux cas, si votre activité doit être suspendue par suite d’un sinistre, cela peut entrainer une perte importante pour vous, constate encore Wilink. Il serait dommage maintenant que tout tourne si bien qu’un sinistre vous fasse revenir à l’état de départ ou de devoir passer par un financement pour compenser cette perte.

Heureusement, pour cela aussi des solutions assurantielles existent. Il s’agit de l’assurance perte d’exploitation. Celle-ci peut être forfaitaire, basée selon le CA renseigné, sur base de frais supplémentaires, etc.

Par ailleurs, elle vous octroie des indemnités durant la période où vos installations sont partiellement ou totalement inexploitables. Il s’agit souvent d’une garantie optionnelle qu’il est possible d’inclure dans le contrat d’assurance incendie professionnel. Rendons cela concret : Vous êtes menuisier et votre atelier se retrouve sous 1,20 mètre d’eau. Les machines sont fichues, la marchandise est abimée, il faut fermer l’atelier durant une certaine période pour retirer l’eau, nettoyer la boue, le temps de commande et de livraison de nouvelle machine, recommencer le travail déjà réalisé qui ne peut plus être vendu… Pensez-y car cela peut s’avérer utile !

Qu’en est-il en cas de décès ?

En cas de décès, le capital pourrait servir à l’engagement d’un autre dirigeant en attendant de trouver un repreneur indépendant. Si vous avez des associés, le capital décès pourrait leur être utile, par exemple si vous détenez chacun des actions dans la société pour racheter ces actions après votre décès.

Si l’entreprise a recouru à un crédit d’investissement elle sera d’autant plus utile pour le remboursement du capital de ce crédit. Dans ce cas, soyez attentif à ce que vous attendez de ce contrat lorsque vous aurez à choisir entre un capital constant ou décroissant. Le premier reste le même durant l’intégralité du contrat mais coûte plus cher, sans pour autant tomber à zéro. Le deuxième va décroître pour arriver jusqu’à zéro.