[Jeu vidéo] Test de WRC 8 – Un retour au sommet sur PS4, Xbox One et PC ?

Capture : Thomas Wallemacq / Metro Belgique

On ne vous pas vous le cacher. Si on ne vous a pas présenté les deux épisodes précédents de la saga WRC dans le journal Metro, c’est que nous doutions grandement de leur intérêt. Mais en cette rentrée 2019, le jeu de rallye a repris du poil de la bête et WRC 8 mérite que l’on s’y attarde.

Après deux ans de pause, le studio français de Kylotonn a pris le temps de réfléchir à ce qui devait être amélioré et WRC 8 repart sur des nouvelles bases. Si bien que le jeu a désormais tous les atouts pour affronter la référence en matière de simulation de rallye : DiRT Rally 2.0, développé par les Anglais de Codemasters.

Tout d’abord, oui, WRC 8 est bel et bien une simulation. La conduite est exigeante, même avec les quelques aides à la conduite activées, et ne laisse pas de place à l’erreur. Il n’y a pas de fonctionnalité « retour en arrière » comme dans de plus en plus de jeu de course, et une pierre cachée à l’intérieur d’un virage ou une petite erreur d’inattention, peuvent ruiner votre course. WRC 8 demande donc une concentration de tous les instants.

Un contenu à la hauteur

Alors que DiRT Rally 2.0 avait eu bien du mal à nous convaincre à cause de son contenu famélique, le contenu de WRC 8 ravira les fans de la discipline avec 14 rallyes de Monte Carlo à l’Australie en passant la Finlande, le Chili et le Pays de Galles. Quatre catégories de véhicules sont disponibles avec le WRC (dont la Hyundai de notre compatriote Thierry Neuville), le WRC 2, le Junior WRC et la catégorie bonus qui regroupe quelques voitures de légendes dont la Lancia Stratos et des bolides hors championnat.

Les courses se peuvent dérouler à quatre moment de la journée (aube, midi, soirée et nuit) et surtout avec des conditions météo dynamiques. Il est ainsi possible de commencer un rallye sur le sec et de le terminer dans un déluge incroyable.

Un mode carrière ultra complet

La plus grande nouveauté de WRC 8 réside dans son mode carrière. Le jeu de Kylotonn propose un mode carrière au-delà de nos espérances. On commence en douceur avec le choix entre deux championnats pour débuter Junior WRC ou WRC 2 Privé. Dans le premier, tous les pilotes ont la même voiture, une Ford Fiesta R2. Le second s’adresse déjà aux pilotes plus confirmés puisqu’il faudra réussir à intéresser les recruteurs pour choisir l’équipe et la voiture de son choix.

Le mode carrière permet confectionner son calendrier sur mesure en choisissant les événements auxquels on participe entre les rallyes. Dans l’événement « conditions extrêmes », il faut piloter dans des conditions climatiques apocalyptique avec une voiture gravement endommagée. Les événements « Course historique » sont quant à eux plus tranquilles et permettent aussi de gagner des crédits et de l’expérience et de la réputation. Le joueur a aussi la possibilité de laisser son équipe au repos. Car oui, l’une des nouveautés de ce mode carrière est de gérer son équipe. On peut engager un mécanicien, un agent, un ingénieur et même un météorologue ou un kiné. Mais attention, plus la personne est compétente dans son domaine, plus son salaire sera élevé. Il faudra donc faire des choix.

Enfin, le mode carrière demande également de gérer l’aspect R&D avec quatre axes différents dans un arbre de compétences pour améliorer des éléments de l’équipe, de l’écurie, des performances ou de la fiabilité. Bref, le mode carrière de WRC 8 est ultra complet. Les joueurs qui veulent éviter tout cet aspect « gestion » du mode carrière peuvent se tourner vers le mode « Saison », bien plus classique.

À plusieurs en ligne ou en écran splitté

Toujours dans les modes de jeu, on notera la présence d’un mode online (pas encore disponible lors de notre test) et d’un mode écran partagé via lequel deux joueurs peuvent s’affronter sur le même écran. Enfin, des événements quotidiens à la durée limitée dans le temps permettent aux joueurs du monde entier de tenter de décrocher les meilleurs chronos. Fonctionnalité sympa : il est possible de télécharger le « ghost » des autres participants pour voir comment pilotent les meilleurs joueurs et ainsi espérer s’améliorer.

Des points à améliorer

Si WRC 8 nous a clairement emballés, tout n’est pas encore parfait. On pointera par exemple du doigt, le fait que dès qu’on sort de la piste, un compteur s’affiche et nous laisse sept secondes pour revenir sur la route. Passé ce délai, on sera automatiquement remis en piste, avec en prime une pénalité de temps. C’est souvent très frustrant. Et encore, ça c’est quand on a de la chance. Parfois, dès la moindre faute, la voiture réapparait directement au milieu de la route avec toujours 9 secondes de pénalité dans les dents.

On notera également les animations hors de la piste, peu convaincantes. Alors que DiRT Rally 2.0 affiche les concurrents en panne ou accidentés au bord de la piste, avec des commissaires pour avertir du danger, les animations de WRC 8 sont très génériques, sans vie, et manquent de mouvement. La grand majorité des décors n’est pas destructible et on peut être bloqué par un bête élément qui dans la réalité serait réduit en miettes par la voiture. Si visuellement, WRC 8 s’en sort très bien, on regrettera également la piètre gestion visuelle des dégâts. Enfin, dernier petit détail tout bête mais qui peut faire la différence lorsqu’on veut être la simulation ultime de rallye : en vue cockpit, lorsqu’il pleut, les essuie-glaces ne fonctionnent pas.

Notre verdict

Avec son mode carrière ultra complet, un contenu à la hauteur, la possibilité de jouer en ligne et même à deux en écran partagé, WRC8 effectue un retour au sommet. Si ce nouvel opus est convaincant et devrait plaire à tous les fans de rallye, tout n’est pas encore parfait. Kylotonn est sur la bonne voie. Si les développeurs prennent le temps d’améliorer la gestion des dégâts ainsi que les animations au bord de la piste et à l’intérieur de cockpit, le prochain opus pourrait frôler la perfection.

Découvrez le trailer de lancement :

REVIEW OVERVIEW
WRC 8 (PS4, Xbox One, PC)
SOURCEThomas Wallemacq