Le projet chinois de routes de la soie pourrait menacer la lutte contre le réchauffement

AFP

Le projet chinois de «nouvelles routes de la soie», avec le développement d’un réseau gigantesque d’infrastructures dans plusieurs pays, pourrait mettre à mal les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

Pékin a lancé en 2013 le projet d’infrastructures des «Nouvelles routes de la soie», pour relier l’Asie, l’Europe et l’Afrique à la Chine, avec des ports, lignes ferroviaires, aéroports et parcs industriels. Certains projets, notamment des barrages et des centrales à charbon, sont accusés d’occasionner des dégâts à l’environnement.

Une analyse de l’empreinte carbone du développement des infrastructures dans les pays impliqués dans ces nouvelles routes de la soie conclut qu’il pourrait remettre en cause les objectifs de l’Accord de Paris de 2015. Celui-ci vise à maintenir la température moyenne mondiale nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels.

Selon le Tsinghua Center for Finance and Development, les 126 pays qui ont signé des accords de coopération avec la Chine représentent 28% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Le think tank a modélisé les effets du développement de ports, de pipelines, de lignes ferroviaires et d’autoroutes dans 17 d’entre eux et en a déduit que certains pays, comme la Russie, l’Iran, l’Arabie Saoudite ou l’Indonésie devraient réduire leurs émissions de CO2 de 68% d’ici 2050 pour rester dans les clous de l’Accord de Paris.

La Chine est le premier émetteur de CO2 et représente environ 30% des émissions à l’échelle planétaire.