[Jeu vidéo] Control – Un jeu qui vous retourne l’esprit

Remedy a toujours eu le don de créer des jeux aux atmosphères uniques. Souvenez-vous de Max Payne, d’Alan Wake et dans une moindre mesure de Quantum Break. En cette rentrée, le studio finlandais est de retour avec Control. Ce nouveau titre vaut-il le coup ? On vous dit tout !

Du mystère, il en sera question dans Control. Dès les premiers instants, le joueur est embarqué dans un jeu psychologique qui va vous retourner le cerveau. On incarne Jesse Faden, une jeune femme qui débarque dans le Bureau Fédérale du Contrôle, une agence secrète infectée par le Hiss. Cette mystérieuse entité prend possessions des employés et modifie la perception et la disposition des lieux. Comme si le fait de circuler dans des grandes pièces dans lesquelles des gens sont suspendus en l’air n’était pas encore assez bizarre, Jesse entend des voix. D’étranges murmures vous accompagneront ainsi tout au long de l’aventure.

Des portes fermées et des pouvoirs surnaturels

C’est dans cette atmosphère pesante que la jeune femme va devoir progresser et découvrir au fur et à mesure toutes les pièces et les départements du Bureau Fédéral du Contrôle. Beaucoup de portes sont fermées et ce n’est qu’une fois qu’elle obtiendra le badge adéquat qu’elle pourra s’y aventurer. Les premières heures de jeu permettent aussi de débloquer les pouvoirs de Jesse. Elle pourra par exemple utiliser son pouvoir de télékinésie pour attirer des objets et les projeter sur les ennemis ou encore faire venir des gravats vers elle pour former un bouclier qui la protégera des balles. Évidemment, tous ces pouvoirs consomment de l’énergie et il faudra surveiller la barre d’état pour ne pas tomber à cours.

Des décors destructibles

Pour que tous ces éléments fonctionnent, il fallait un moteur physique à la hauteur. C’est chose faite ! La plupart des éléments du décor sont destructibles et le moteur physique de Control est génial. Si la narration occupe une place importante dans le jeu, Control s’illustre aussi par son gameplay avec quelques bonnes idées. Par exemple, s’il ne faut pas se soucier des munitions, il faut obligatoirement attendre quelques secondes après avoir vidé le chargeur de son arme. Cela demande ainsi une bonne gestion, sans avoir besoin de fouiller des tiroirs ou des cadavres pour obtenir des munitions. Avec les armes ou en utilisant les pouvoirs, les combats sont d’ailleurs très réussis dans Control.

La gestion de la santé est également particulière puisqu’elle ne se régénère ni automatiquement, ni avec des soins. Le seul moyen de récupérer de la santé est de ramasser les petits cristaux bleus qui s’échappent lorsqu’un ennemi est abattu. Dans Control, les armes peuvent être construites via des éléments récupérés, elles peuvent aussi être améliorées ou encore équipées de mods.

Un jeu trop labyrinthique ?

Si le jeu de Remedy regorge de bonnes idées, il a aussi quelques défauts. En VF, la synchronisation labiale est ainsi complètement à la masse et n’a visiblement fait l’objet d’aucune attention. Une fois passée la phase de la découverte, la routine peut également s’installer rapidement. Le scénario reste difficilement compréhensible et les décors sont très génériques et se ressemblent beaucoup.

Les instructions sont volontairement très floues et le Bureau Fédérale du Contrôle est un véritable labyrinthe qu’il faudra traverser encore et encore pour atteindre des portes qui étaient fermées auparavant. À plusieurs reprises, nous nous sommes retrouvés perdus et dépourvus pendant de longues minutes avant de finalement retrouver notre chemin en tombant, un peu par hasard, sur le bon ascenseur ou la bonne porte. Si l’univers est intriguant, Control a finalement eu un peu de mal à nous tenir en haleine durant les 15h de l’aventure.

Notre verdict

Sans grande campagne marketing pour soutenir son lancement, Control est sans doute le jeu le plus discret de la rentrée mais aussi le plus étonnant. Le nouveau jeu de Remedy mérite une attention toute particulière. On y retrouve l’ambiance et le mystère qui ont fait le charme des précédents titres du studio finlandais. Le moteur physique qui permet de tout détruire est réussi et le gameplay original fait mouche. Reste que le scénario un poil trop compliqué et la structure labyrinthique du jeu dans lequel on peut se perdre facilement risque rapidement de décourager certains joueurs. Mais si vous aviez apprécié les précédents jeux de Remedy, vous pouvez foncer sur Control les yeux fermés !

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Découvrez le trailer de gameplay de Control :

REVIEW OVERVIEW
Control (PS4, Xbox One, PC)
SOURCEThomas Wallemacq