9 gestes simples à adopter pour protéger la biodiversité pendant l’été

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Les scientifiques ne cessent de tirer la sonnette d’alarme et les rapports inquiétants se multiplient: notre planète se détériore à vitesse grand V. Nos modes de vie ont un impact considérable sur la faune et la flore qui nous entourent. Conséquence: des millions d’espèces sont aujourd’hui menacées d’extinction. Or, chacun d’entre nous peut, à son échelle, agir pour contrer le déclin de la biodiversité. La rédaction a compilé neuf gestes que chacun peut adopter pendant les vacances pour préserver la biodiversité.

1. Opter pour une crème solaire naturelle

Les crèmes solaires «classiques» contiennent des filtres UV chimiques, souvent allergisants. Des milliers de tonnes de ces composants toxiques se déversent chaque année dans les océans. Or, ils sont particulièrement nocifs pour la biodiversité aquatique puisqu’ils contiennent des perturbateurs endocriniens. Si une protection solaire reste indispensable en période estivale, favorisez une crème solaire minérale (avec des filtres minéraux), tout aussi efficace et nettement moins toxique. On préférera évidemment les crèmes bios, et sans nanoparticules. En cas de coups de soleil, on opte pour un remède naturel en appliquant du gel d’aloe vera sur la peau.

2. Se prélasser au bord d’une piscine… naturelle

De nombreux produits chimiques participent à l’entretien des piscines traditionnelles, tandis que l’eau des piscines naturelles est filtrée… naturellement! La baignade est donc plus saine pour l’environnement et pour la peau. Ces piscines consomment moins d’énergie et sont un énorme atout pour la biodiversité. «Elles constituent un nouvel écosystème, autour duquel une biodiversité spécifique se développe», explique L’ASBL écoconso, qui promeut les comportements durables. «On trouve une variété de plantes aquatiques et on peut voir des oiseaux s’y abreuver. Des grenouilles et tritons y élisent parfois domicile, au grand bonheur des enfants!»

3. Un look d’été responsable

L’industrie textile repose largement sur la biodiversité et les ressources naturelles. Or, elle participe énormément à la destruction des écosystèmes: pollution des eaux, utilisation de substances chimiques, émissions dues à la production et au transport… Alors cet été, on opte pour un maillot durable! On fouille les friperies, on retrouve le plaisir du troc entre copines, et si on souhaite vraiment du neuf, on choisit une marque responsable et éthique, avec une chaîne de production courte.

4. Une alimentation locale et zéro-déchet

Profitez de vos escapades à l’étranger pour découvrir la cuisine locale et de saison. Tout en ravissant vos papilles, vous soutiendrez les paysans locaux et limiterez l’empreinte carbone due aux transports. Veillez toutefois à ne pas consommer d’espèces menacées. Et pour viser le zéro-déchet, on emporte sa gourde, ses pailles durables, son emballage à sandwich, son cabas pour les courses sur le marché…

5. Un logement écologique et durable

Comme Ecoconso l’explique, «l’hébergement constitue le deuxième poste le plus important, après le transport, en termes d’émissions de gaz à effet de serre liées au tourisme». Il existe toutefois des pistes pour se loger durablement: dormir chez l’habitant, participer à un échange d’habitation ou se référer aux labels (Clef verte, par exemple, indique les logements qui s’engagent à réduire leur impact environnemental). Pour les petits comme les grands, il existe aussi des logements responsables qui proposent de prendre part à un projet porteur de sens. C’est le cas du woofing, des stages nature, des chantiers solidaires, etc.

6. Limiter son empreinte carbone des transports

Il n’est pas toujours nécessaire de parcourir des milliers de kilomètres pour s’évader! Privilégiez les destinations proches ou accessibles en train. Sur place, utilisez le vélo, les transports en commun, ou baladez-vous simplement à pied. Bon à savoir: si on ne veut pas se passer de l’avion, des plateformes comme Greentripper proposent de compenser le CO2 des vols en finançant un projet de réduction d’émissions.

7. Sur la plage, laisser les coquillages… et ramasser les déchets

Laissez ce que la mer abandonne sur les plages: coquillages, algues, bois… Ce sont des nids à biodiversité! À l’inverse, ramassez plutôt les déchets sur les côtes qui finiront leur course au fond des océans. D’après la fondation Surfrider Europe, 5.000 milliards de débris plastiques s’y trouvent actuellement. Alors en balade sur les plages, n’hésitez pas à consacrer un moment à la collecte de déchets. Vous pouvez aussi rejoindre une opération de nettoyage en Belgique ou à l’étranger. Une plateforme comme les initiatives Océanes vous fournira le kit complet de l’organisateur pour lancer l’une de ces opérations: affiches, gants, sacs… Vous serez ainsi parfaitement équipés pour lutter contre la pollution marine.

8. Des loisirs nautiques respectueux

La plupart des loisirs nautiques sont néfastes pour la biodiversité marine. En rejetant les combustions du carburant, les jet-skis et autres engins motorisés polluent les eaux et les littoraux, et gênent les animaux. La plongée sous-marine peut elle aussi avoir un impact néfaste. En plongeant, évitez donc de déplacer les pierres ou de toucher la végétation marine ou les animaux. Enfin, les amateurs de baignade ou de plaisance peuvent se référer au label «Pavillon Bleu». Dans 45 pays, il permet d’identifier les plages et ports qui s’engagent à réduire les impacts du tourisme sur l’environnement.

9. J’opte pour des souvenirs de voyage durables

Le commerce d’espèces en voie de disparition est une des grandes menaces qui pèsent sur la biodiversité. S’il est toujours agréable de rapporter un souvenir de voyage pour soi ou pour ses proches, veillez à ce que celui-ci ne soit pas fabriqué en matériaux qui dérivent d’espèces protégées: l’ivoire, le corail, les bois précieux, ou encore les écailles de tortues, les peaux de crocodile, les étoiles de mer… (or)