Elle oblige ses enfants à rester sur des chaises roulantes pour les allocations

Photo RTL

Maike B., une mère de famille originaire de Lensahn au nord de l’Allemagne, est actuellement poursuivie pour maltraitance et fraude sociale. Son crime? Les autorités allemandes l’accusent d’avoir obligé ses quatre enfants à se déplacer en chaise roulante pour faire croire qu’ils étaient gravement malades et ainsi percevoir des allocations sociales.

Pendant plusieurs années, de 2010 à 2016, Maike B. a ainsi forcé ses enfants à utiliser des chaises roulantes, selon RTL Allemagne. Cette idée abjecte lui aurait rapporté près de 140.000 € d’aides sociales.

Pour que ce soit crédible auprès des médecins, elle aurait même menti à ses enfants en leur faisant croire qu’ils étaient très sérieusement malades. Jendrik-Lukas, 10 ans, et Jennifer-Selver, 18 ans, ont ainsi cru qu’ils souffraient d’ostéoporose précoce, ce qui les a contraints à manquer près d’une centaine de jours d’école. Le plus jeune a d’ailleurs dû redoubler son année. Quant à Jeremy, 15 ans, et Jerome-Hannes, 17 ans, il souffraient, selon elle, de polyarthrite rhumatoïde.

 

Des conséquences sur leur santé

Pour ceux qui auraient été tenté de se lever de leur chaise, elle les prévenait qu’ils risquaient de devenir paraplégiques. Seuls les plus grands avaient droit à… 80 pas par jour à la maison.

Cette injonction à rester assis a malheureusement entraîné de graves faiblesses musculaires chez les enfants, ce qui les maintenaient d’ailleurs dans ce mythe de la maladie.

Lors du procès qui s’est tenu cette semaine, la plus grande de ses filles, Jessica, aujourd’hui âgée de 27 ans, n’a pas manqué de témoigner contre sa mère. Croyant à l’époque qu’elle souffrait d’ostéoporose, elle a effectué des examens médicaux à son insu qui se sont révélés évidemment négatifs.

« Quand les contrôleurs sociaux venaient à la maison, tous les enfants avaient l’obligation de rester cloués dans leur chaise roulante. Puis ils devaient faire semblant d’être au plus mal », a expliqué Jessica au tribunal. « En échange, elle leur donnait des jouets. »

Le verdict du procès est attendu pour le mois d’octobre.