Une aiguille de 9 cm retirée du pénis d’un adolescent

Ph. © Urology Case Reports

À la recherche de stimulation érotique, un adolescent de 14 ans s’est enfoncé une aiguille dans l’urètre mais tout ne s’est pas passé comme prévu.

Le cas d’un adolescent tunisien de 14 ans a fait l’objet le mois dernier d’une publication scientifique dans la revue Urology Case Reports. « En dépit de la littérature disponible sur le sujet, le cas d’un garçon de 14 ans qui s’auto-insère une aiguille à coudre dans l’urètre pour obtenir une stimulation érotique est très rare », indique le rapport.

Il n’arrivait plus à uriner

Lorsqu’il s’est présenté à l’hôpital tunisien de La Rabta, l’adolescent n’arrivait plus à uriner. Et pour cause, il avait une tige de métal de 9 cm, enfoncée à 5 cm de profondeur, dans l’urètre. Il a immédiatement été placé sous anesthésie générale pour que les médecins puissent retirer ce corps étranger de son pénis. L’opération s’est déroulée sans complication et le patient a pu rentrer chez lui dès le lendemain.

© Urology Case Reports

Un suivi psychologique nécessaire

Interpellés par ce cas rarissime, les médecins de l’hôpital de La Rabta ont demandé que le jeune patient passe plusieurs examens psychiatriques. Même si aucun trouble mental n’a été diagnostiqué, l’adolescent devra être suivi psychologiquement.

De la brosse à dents jusqu’au câble de smartphone

Dans leur publication, les docteurs soulignent que de nombreux cas signalant la présence de corps étrangers dans l’urètre ont déjà été décrits dans la littérature scientifique. « Le phénomène touche les deux sexes, avec une prédominance masculine, ainsi que tous les groupes d’âge », indiquent les chercheurs.

Ils dressent ensuite une liste riche et variée des corps étrangers auto-insérés dans l’urètre et qui ont dû être retiré par le corps médical. Cela va du crayon à la brosse à dents, en passant par la paille, le coton tige, la pile électrique, l’ampoule lumineuse ou encore le câble de recharge d’un téléphone.