Pukkelpop maudit la météo et remercie Billie Eilish

Ph. Instagram / @Pukkelpop

Chaque édition de Pukkelpop est caractérisée par des moments mémorables, d’autres peu reluisants et des événements annexes qui craignent un max. Cette année, il s’agissait respectivement de The Streets, Mike D et du drapeau flamand, mais tous ont été éclipsés par une jeune Américaine aux cheveux verts. Billie Eilish a mis le festival dans la poche de son short bien trop grand et a prouvé qu’elle est LA popstar du futur.

Mais, avant de commencer, il faut bien dire que le temps à Pukkelpop était aussi excitant que la garde-robe d’Angela Merkel ! Le samedi surtout, il a eu pour effet une prairie à moitié vide devant des artistes connus pour aimanter les foules comme Royal Blood et Tame Impala. Mais, heureusement, le festival a pu compter sur des shows plus qu’en suffisance pour réchauffer les cœurs et rétablir la circulation dans les jambes des danseurs !

La reine en vert fluo

Si plusieurs princesses ont foulé cette année les allées du palais Pukkelpop, il n’y avait qu’une seule reine: Billie Eilish! Parée de vert fluo, elle n’a pas donné le meilleur concert du week-end – c’était juste trop court et elle ne pouvait pas puiser dans un très large répertoire – mais la jeune femme de 17 ans a bien démontré pourquoi elle est un tel phénomène. Nous avons rarement vu une personne de son âge prendre le contrôle de la Mainstage et d’une prairie hystérique. Ce qui laisse présager du meilleur pour les années à venir.

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Et si Eilish nous fait aspirer à l’avenir, The Streets nous ont brutalement ramenés dans le passé. L’ex-dealer Mike Skinner a trouvé avec l’âge sa place sur scène et a fait étalage de ses talents de meneur de foule. Au milieu d’un feu d’artifice de hits, il a encouragé un Marquee en folie à porter les filles, à se lier d’amitié avec des inconnus et à passer un bon samedi soir. Et le fait qu’il s’est lui-même fait porter par le public jusqu’au milieu du chapiteau et retour lui a valu une minute d’applaudissements.

Mike D peut partir à la retraite

Mention spéciale au professionnalisme toujours plus poussé d’Eels à chaque concert, aux gros nœuds dans la gorge laissés par Kate Tempest et au talent de The National qui a laissé deux fois Pukkelpop sans voix sur un week-end. À oublier au plus vite: Jorja Smith qui a donné le concert le plus insignifiant du week-end malgré et à cause de ses talents de chanteuse, Mike D qui a inutilement recyclé et bricolé l’héritage de ses Beastie Boys et la trop grande attention apportée à l’incident avec les drapeaux flamands lors d’un festival comme celui de Pukkelpop.