Des bancs publics photovoltaïques, une fausse bonne idée ?

Ph. Twitter

Plusieurs bancs publics équipés de panneaux solaires ont été installés à Biarritz en France pour toute la durée du G7. Mais rapidement ces bancs photovoltaïques sont devenus la risée des internautes.

Ce vendredi 16 août, la mairie de Biarritz a installé trois bancs photovoltaïques dans les rues de la ville. Ils sont à la disposition des passants durant toute la durée du sommet du G7. Concrètement, ces bancs publics solaires sont équipés de panneaux photovoltaïques et permettent aux personnes qui s’assoient dessus de recharger gratuitement leur smartphone grâce à plusieurs prises USB.

Un responsable de la mairie déconseille de s’asseoir dessus

Si l’idée est louable, ces nouveaux bancs ont rapidement fait l’objet de moqueries sur les réseaux sociaux. Il faut dire que Guillaume Barucq, le responsable de l’environnement à la mairie, a recommandé aux habitants de ne pas s’asseoir dessus à certaines heures de la journée. La raison ? Les panneaux solaires sont placés sur la banquette et lorsque quelqu’un est assis dessus, cela fonctionne directement moins bien…

« Ça me fait penser à Gaston Lagaffe »

« Bon je viens de m’y asseoir en maillot en plein cagnard. Bilan : ça ne brûle même pas les fesses. Ça les chauffe juste un peu mais c’est supportable », a ajouté l’adjoint au maire. Les blagues ont fusé sur Twitter. « Vivement qu’on invente la route photo voltaïque, pour qu’on ne roule pas dessus », « Pas pratique ces bancs où il faut éviter de s’asseoir dessus », « Parfait pour s’assoir dessus la nuit ! Ça me fait penser à Gaston Lagaffe qui avait inventé la lampe de poche solaire qui ne fonctionne qu’en plein jour… « , « Le commercial qui vous a vendu ça mérite un film hollywoodien avec Di Caprio (Catch me if you can, même délire) », ont lancé des internautes.

7.000 € pièce

Malgré les critiques, Guillaume Barucq reste persuadé que ces bancs solaires sont une bonne idée. « Le mobilier urbain autonome grâce à l’énergie renouvelable est une chance pour nos villes. Si on ne donne jamais sa chance à une innovation technologique, on n’arrivera à rien », a-t-il déclaré. Selon Le Parisien, les trois exemplaires temporairement installés à Biarritz sont en prêt gratuit mais la mairie envisage peut-être d’en acheter plusieurs à Engie. Ces bancs coûtent 7.000 € l’unité.