Faut-il aller voir Once Upon a Time in Hollywood ? L’avis de notre critique de cinéma

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Véritable lettre d’amour de Quentin Tarantino au cinéma américain des années soixante, « Once Upon a Time… in Hollywood » est enfin sorti dans les salles obscures. Voici ce qu’en a pensé notre critique de cinéma !

Tinseltown. Hollyweird. La-La Land. Hollywood, la capitale du cinéma américain – et, en réalité, mondial aussi – a plusieurs surnoms. Mais le plus juste est sans aucun doute The Dream Factory. Car, que sont les films, sinon des rêves incarnés? Et pourquoi la ville continuerait d’attirer autant de monde, sinon?

Quentin Tarantino a été lui aussi un de ces jeunes gars, plein d’étoiles dans les yeux, rêvant d’y faire une carrière de cinéaste. Il est donc logique quelque part qu’il braque aujourd’hui sa caméra sur l’endroit qui l’a formé en tant que personne. Ici et là, il montre qu’en trois décennies depuis son premier film ‘Reservoir Dogs’, il a énormément évolué en tant que réalisateur.

‘Once Upon a Time… in Hollywood’ dégage, de manière générale, une tranquillité et une émotion qu’on ne retrouve que dans ‘Jackie Brown’, film pour lequel il s’était inspiré de l’histoire de quelqu’un d’autre (à savoir, Elmore Leonard). La relation entre la star hésitante (Leonardo DiCaprio) et son fidèle ami et doublure pour les cascades (Brad Pitt) constitue une base solide pour un film de dialogues fluide, multipliant les clins d’œil et références, avec une poignée de séquences très fortes. Que Tarantino fasse une chose pareille lors du climax, est d’autant plus regrettable. C’est vraiment hallucinant. Ne me comprenez pas mal: ce dénouement violent est hilarant en soi. Ce qui gêne, c’est que Tarantino se fiche complètement de faire du divertissement à partir d’une tragédie réelle, celle des meurtres de Charles Manson.

Quentin Tarantino n’a jamais manqué de prétention, mais dans le passé, cela se voyait surtout à la durée excessive de ses films. Dans ‘Once Upon a Time… in Hollywood’, il révèle plus que jamais son côté rustre, celui d’un type qui se prend pour Dieu. 3/5

Ruben Nollet