Moustiques, guêpes ou tiques : Ces petites bêtes qui nous veulent du mal

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C’est l’été, les vacances sont là, la chaleur également, et les tenues sont légères. De quoi offrir plus d’angles d’attaques aux moustiques, guêpes, tiques et autres frelons qui prolifèrent en cette saison. Les piqûres sont de nature à gâcher le plaisir. En plus des démangeaisons qui peuvent durer plusieurs jours, elles peuvent aussi provoquer des désagréments un peu plus sérieux. Alors… Comment faire face?

Les petites bêtes sont de retour. Et la cohabitation ne se passe pas toujours bien. Si les moustiques et les araignées des pays tropicaux peuvent engendrer de graves maladies et des empoisonnements, nous nous en tiendrons aux bestioles qui habitent sous nos latitudes. Et c’est déjà pas mal! D’autant que le très néfaste moustique tigre frappe à nos portes.

Gare aux moustiques

Évitez la piqûre de moustique, voilà qui n’est pas simple mais il est néanmoins possible d’user de quelques astuces pour ne pas se faire dévorer. Le plus évident est d’utiliser un répulsif anti-moustique, soit un insecticide contenant l’un de ces ingrédients: le DEET, la picaridine ou l’undécanal. Sachez toutefois que si le DEET est le plus efficace, il convient de le manier avec une grande précaution (selon les dosages), notamment chez les femmes enceintes et les enfants de moins de six ans. Demandez conseil à votre pharmacien. Mais quand la chimie fait horreur, certains se tournent alors vers des produits plus naturels, notamment les huiles essentielles d’eucalyptus citronné, de géranium ou de citronnelle de java. Le parfum citronné des feuilles de mélisse fraîche fait également un excellent répulsif. Porter des chemises à manches longues et des pantalons de couleurs claires traités à la perméthrine évite également de se faire piquer. Mais quand il fait 30ºC à l’ombre, ce n’est pas simple.

Oui mais voilà, malgré tout cela, vous vous êtes fait piquer par des moustiques. Et leur salive, un anticoagulant qui les aide à prélever du sang, provoque ces insupportables démangeaisons. S’il est possible de les soulager grâce à une pommade antihistaminique, d’autres procédés plus naturels peuvent être envisagés. Un glaçon, par exemple, dont le froid calmera cette démangeaison, mais pour une courte durée seulement. Le bicarbonate de soude est également un remède de grand-mère qui a fait ses preuves. Après l’avoir dilué avec de l’eau (trois cuillères à soupe dans 100 ml), quelques gouttes peuvent être versées sur une compresse imbibée. Le plantain est connu pour ses vertus anti-inflammatoires. Il suffit d’en broyer quelques feuilles entre ses doigts avant de l’appliquer sur la piqûre. Certains y appliquent une gousse d’ail ou de l’oignon écrasé, voire même une peau de banane. Un déodorant à bille, qui contient du chlorure d’aluminium, peut également être efficace contre les gonflements.

La pernicieuse tique

La tique est un acarien qui adore se gaver de sang, qu’il soit animal ou humain. Il y a 20 ans encore, on faisait bien peu de cas d’une morsure de tiques que l’on attrapait souvent lors d’une balade en forêt ou à la campagne. Mais depuis que la maladie de Lyme s’est immiscée dans bon nombre de ces bestioles, la prudence est de mise. Pour éviter les morsures, qui peuvent transmettre à l’homme, si la tique est infectée, la bactérie Borellia burgdorferi, il vaut mieux se couvrir les bras et les jambes et utiliser un répulsif anti-insectes.

Si vous avez passé du temps dans des hautes herbes, des sous-bois humides, des prairies et des champs, il convient dès lors de passer à l’inspection générale à votre retour afin de vérifier qu’aucune tique ne s’est accrochée à vous. Car, pour éviter l’infection, il ne faut pas tarder avant de retirer l’indésirable intrus. Pour cela, il faut utiliser une pince spéciale (en vente dans les pharmacies) à placer sous l’insecte en passant aussi près de votre peau que possible. Une fois la tique retirée, nettoyez la zone avec de l’alcool ou de l’iode.

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Toutefois, la bactérie a peut-être eu le temps de se propager. Il faut donc rester attentif aux symptômes, car diagnostiquer la maladie de Lyme assez tôt permet de la traiter avec les antibiotiques appropriés. Ces symptômes sont simples: fièvre, fatigue, courbatures, maux de tête, et surtout une éruption cutanée facilement reconnaissable, un anneau circulaire rougeâtre de plusieurs centimètres de diamètre. Attention, cet érythème migrant peut mettre des jours voire des semaines à apparaître.

Dard, dard…

Généralement, il est conseillé aux personnes allergiques au venin d’abeilles ou de guêpes de toujours avoir leur kit de secours sous la main. Pour les autres, bien que très douloureuses, ces piqûres ne sont la plupart du temps pas un danger, mis à part au niveau de la cavité buccale où elles peuvent provoquer un risque d’étouffement en raison de l’œdème qui se forme. N’hésitez alors pas à consulter directement un médecin.

Il faut avant tout s’en protéger, sachant que les abeilles sévissent généralement de mai à juillet, et que les guêpes prennent le relais de juillet à septembre. Si leurs piqûres sont plus douloureuses que celles des moustiques, c’est à cause du venin qu’elles injectent sous la peau pour se défendre. Guêpes et frelons se sentent d’ailleurs plus rapidement agressés que les abeilles et les bourdons. Pour s’en prévenir, les conseils sont simples: portez des vêtements longs mais pas amples, évitez le noir et les couleurs vives et privilégiez le blanc, le beige et le vert, évitez les bois morts et de marcher pieds nus, contrôlez systématiquement vos bouteilles et canettes avant de les porter à votre bouche, modérez votre goût pour les parfums, et (bien évidemment) évitez de les attirer avec des boissons sucrées, des viandes et des bières sur la table. Si vous sortez de l’eau, n’attendez pas pour vous sécher, les taons aiment beaucoup les peaux mouillées.

Vous vous êtes quand même fait piquer? Ne paniquez pas! Ne pincez pas la poche de venin pour la vider, mais passez le côté plat d’une lame ou d’une carte de crédit en raclant la peau. Cela permettra d’enlever plus facilement le dard avec une fine pince. Un aspivenin sera évidemment plus pratique pour aspirer tout le venin. Désinfectez la plaie puis passez un glaçon sur l’endroit. Évitez par contre l’automédication en cas de piqûre dans la gorge ou la bouche, et courrez chez le médecin.

Pour apaiser l’inflammation, il existe des crèmes et des produits apaisants à base d’huiles essentielles. Si une gourme apparaît et qu’elle démange, c’est que vous faites une réaction allergique légère, il faut alors passer aux antihistaminiques. Si, par contre, vous ressentez des palpitations et des difficultés à respirer, alors direction les urgences…!

Pierre Jacobs