Ces balançoires permettent à des enfants américains et mexicains de jouer ensemble

Ph Instagram

Un professeur d’architecture américain a décidé d’installer des balançoires entre les palissades d’un mur à la frontière mexico-américaine. Le but est de montrer que les actions prises d’un côté du mur ont un impact direct pour les habitants situés de l’autre côté.

Voilà un joli pied de nez à Donald Trump. Depuis 2009, Ronald Rael, professeur d’architecture à l’Université de Californie, réfléchit à un projet pouvant relier la frontière mexicaine et américaine au niveau des villes de Sunland Park et de Juarez. Hier, il a partagé sur sa page Instagram le fruit de ces dix longues années de travail: des balançoires roses traversant les palissades du mur de la frontière et qui permettent aux enfants mexicains et américains de jouer ensemble.

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One of the most incredible experiences of my and @vasfsf’s career bringing to life the conceptual drawings of the Teetertotter Wall from 2009 in an event filled with joy, excitement, and togetherness at the borderwall. The wall became a literal fulcrum for U.S. – Mexico relations and children and adults were connected in meaningful ways on both sides with the recognition that the actions that take place on one side have a direct consequence on the other side. Amazing thanks to everyone who made this event possible like Omar Rios @colectivo.chopeke for collaborating with us, the guys at Taller Herrería in #CiudadJuarez for their fine craftsmanship, @anateresafernandez for encouragement and support, and everyone who showed up on both sides including the beautiful families from Colonia Anapra, and @kerrydoyle2010, @kateggreen , @ersela_kripa , @stphn_mllr , @wakawaffles, Chris Gauthier and many others (you know who you are). #raelsanfratello #borderwallasarchitecture

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« Les enfants et les adultes ont été liés de manière significative des deux côtés », explique-t-il sur Instagram. « De cette manière, ils se rendent compte que des actions réalisées d’un côté de la frontière ont un effet direct sur l’autre côté ».

2,5 milliards pour Donald Trump

Ces balançoires sont apparues seulement quelques jours après que  la Cour suprême américaine a autorisé l’utilisation par l’administration Trump de 2,5 milliards de dollars venus du Pentagone pour construire le mur à la frontière avec le Mexique. En mai dernier, un juge fédéral avait pourtant provisoirement bloqué la décision de Donald Trump d’utiliser ces 2,5 milliards de dollars. Mais le président avait invoqué l’ « urgence nationale » afin de pouvoir recourir à ces fonds destinés à l’armée pour faire avancer sa construction en contournant le refus du Congrès de le financer.