Test : The Sinking City – Un voyage aux confins de la folie et de l’ennui

The Sinking City est la dernière création du studio Frogwares qui développe depuis bientôt 20 ans la série de jeux Sherlock Holmes. Mais trois ans après Sherlock Holmes: The Devil’s Daughter, le studio a laissé le célèbre détective de côté puisque The Sinking City plonge le joueur dans un tout nouvel univers.

À la fois énigmatique et envoûtant, le monde de The Sinking City est inspiré de l’œuvre de l’écrivain américain H.P Lovecraft. Direction les années 1920 et la petite ville portuaire de Oakmont dans le Massachusetts. Dans la peau d’un détective privé nommé Charles Reed, vous allez enquêter sur les crises d’hystérie et les visions dont souffrent des hommes et des femmes et qui les attirent dans cette ville mystérieuse. Le détective est particulièrement concerné par cette problématique car il souffre aussi de ces visions.

« Élémentaire, mon cher Reed »

Comme les précédents jeux du studio, The Sinking City est un jeu d’aventure et d’enquête à la troisième personne. Pour résoudre ces enquêtes, vous devrez d’abord récolter et rassembler tous les indices. Ensuite, vous aurez accès à des visions qui illustrent différentes scène et vous devrez les remettre dans l’ordre chronologique pour reconstituer ce qu’il s’est passé.

De temps en temps, en parcourant le monde ouvert, vous devrez affronter des mutants en utilisant les très rares munitions que vous récolterez en fouillant les caisses et les armoires. Vous l’aurez compris, si l’univers est très différent, le style est très proche des précédents jeux Sherlock Holmes. Le studio ne s’en cache pas puisque l’un des premiers trophées à débloquer s’appelle « Elémentaire mon cher Reed ».

Une réalisation qui fait plouf

L’aventure commence après avoir choisi le niveau de difficulté dans deux catégories : l’investigation et les combats. Dès les premiers pas, la prise en main est compliquée. Les déplacements paraissent peu naturels et loin des lois de la physique. Même chose lorsque Reed doit escalader une caisse ou un obstacle. Il y a quelque chose qui cloche et l’immersion en prend directement un coup. Le charisme du héros n’aide pas non plus à s’immerger dans l’univers. Charles Reed est aussi charismatique qu’un mollusque.

Ce n’est pourtant qu’un petit aperçu des maux dont souffre The Sinking City. Datée, la réalisation souffre de bugs graphiques et même la version PS4 Pro que nous avons testée endurait de nombreux ralentissements aussi soudains qu’inexplicables. Enfin, dernière ombre au tableau, les combats. Les phases de tir s’apparentent à un calvaire, la faute à une maniabilité exécrable. Même chose pour les déplacements en barque d’ailleurs. Tous ces défauts viennent gâcher l’expérience de jeu alors que l’univers et le scénario étaient prometteurs. Du coup, seul les plus courageux et les passionnés prendront plaisir à plonger dans The Sinking City.

Malgré un univers intriguant et scénario intéressant, The Sinking City a eu bien du mal à nous convaincre, la faute à une réalisation datée et à des combats et une maniabilité qui ne sont au point. Un titre à réserver aux amateurs du genre.

REVIEW OVERVIEW
The Sinking City (PS4, Xbox One, PC)