Alain Maron, un député pugnace qui devra désormais se frotter aux réalités d’un exécutif

Dix ans après entré au parlement bruxellois, Alain Maron accède au gouvernement régional. Ce pugnace député d’opposition devra se frotter aux réalités d’un exécutif. Né en 1972, Alain Maron est licencié en politique économique et sociale de l’UCL. De 2004 à 2018, il a siégé au conseil communal de Saint-Gilles. En 2009, il a été élu pour la première fois au parlement bruxellois.
C’est durant la précédente législature qu’Alain Maron s’est fait connaître du grand public pour son travail et son questionnement sur le dossier du Samusocial qui furent à la base de la mise sur pied de la commission d’enquête relative à la gestion du Samusocial. Les remous politiques et médiatiques suscités par les développements de ce dossier avaient emporté politiquement le bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur.
Dans son activité parlementaire, Alain Maron s’est montré assez rapidement à l’aise dans les dossiers notamment sociaux qu’il a été amené à gérer pour Ecolo, ainsi que dans la lecture de leurs enjeux politiques. Dans l’opposition, il a montré une assez grande résistance au stress dans les moments de tension que suscitent parfois les débats parlementaires, adoptant un ton davantage percutant par les mots que par la voix.
En vue des élections du 26 mai, il avait reçu la tête de liste Ecolo au parlement bruxellois. Ce scrutin a permis aux écologistes de devenir la deuxième force politique à Bruxelles.
Alain Maron était l’un des négociateurs de l’accord de gouvernement bruxellois.

Source: Belga