Ces objets en plastique dont on pourrait facilement se passer

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©NoDerog / Istock.com

A la maison, au travail, dans les supermarchés… Les objets en plastique nous entourent quel que soit l’endroit où nous nous trouvons. Pourtant, un grand nombre d’entre eux sont loin d’être indispensables. 

Interdits dans les caisses de supermarchés français depuis le 1er juillet 2016 et dans les rayons fruits et légumes depuis le 1er janvier 2017, les sacs en plastique n’ont pas pour autant disparu de notre quotidien. S’il ne faut pas plus d’une seconde pour en fabriquer un, son usage ne se limite qu’à une vingtaine de minutes. Mais il lui faudra plusieurs siècles (entre 100 et 400 ans) pour se dégrader.

Le sac plastique est l’exemple parfait de l’article plastique à usage unique sur lequel on pourrait aisément faire l’impasse en utilisant par exemple des pochettes en papier ou des sacs en tissu. Mais il est loin d’être le seul.

Un problème de paille

Comme précisé sur le site de Bas les Pailles, 8,8 millions de pailles sont jetées par jour en France, et ce uniquement dans l’industrie du fast-food. Aux Etats-Unis, ce chiffre passe à 500 millions chaque jour. « Assez pour faire deux fois et demi le tour de la planète », commente l’association.

Or, ces petits objets en apparence anodins passent quelques minutes dans les verres pour ensuite être jetés et se retrouver dans les océans. Selon l’ONG Ocean Conservancy, la paille en plastique serait le septième déchet le plus ramassé sur les plages. Alors qu’on peut facilement les remplacer par des pailles en bambou, en inox ou en papier. Voire ne pas en utiliser du tout.

Pailles, touillettes, cotons-tiges, couverts, assiettes, gobelets… La liste des accessoires en plastique à usage unique est longue. Tous ces objets suivent le même principe : production massive, utilisation éphémère et transformation en déchet, avec les plages et les océans pour destination finale. En mars dernier, le Parlement européen a validé définitivement l’interdiction des objets en plastique précédemment cités, au plus tard d’ici début 2021.

Selon un rapport du Forum économique mondial publié en 2016, il y aura plus de plastique que de poissons dans l’océan d’ici 2050 si nos modes de production et de consommation ne s’inversent pas.