Dylan Teuns s’offre une victoire pour ses débuts dans la Grande Boucle

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Dylan Teuns s'offre une victoire pour ses débuts dans la Grande Boucle

Dylan Teuns (Bahrein-Merida), 27 ans, est allé chercher jeudi au forceps et à l’issue d’une échappée au long cours de 156 km entamée avec 13 autres coureurs sa première victoire dans le Tour de France pour ses débuts dans la Grande Boucle. Dylan Teuns s’est en effet imposé à l’arrivée de la 6e étape disputée sur 160,5 km entre Mulhouse et le sommet de La Planche des Belles Filles où il a devancé l’Italien Giulio Ciccone (Trek Segrado), nouveau maillot jaune. « Cela doit encore rentrer, c’est incroyable », ne réalisait pas encore, à chaud, le Limbourgeois, premier Belge vainqueur depuis 2016 avec les succès de Greg Van Avermaet (le 6 juillet à Le Lioran, 5e étape) et Thomas De Gendt (le 14 juillet au Chalet Reynard, 12e étape). « Je savais depuis le Dauphiné que j’étais bien (où il a gagné une étape, ndlr) et j’ai encore travaillé depuis, mais pas trop non plus parce qu’il ne restait pas beaucoup de temps. Mais déjà gagner cette semaine, c’est incroyable. Je ne m’y attendais pas, même si je sentais que j’avais une chance aujourd’hui. Et quand la chance passe de se retrouver dans une échappée, il faut la saisir. J’ai tout donné à la fin. Je savais que Ciccone était le plus dangereux. Ce fut très émouvant quand j’ai vu mes parents et ma copine à l’arrivée. »

Dylan Teuns s’est finalement imposé avec 11 secondes d’avance sur Ciccone. « Les 500 derniers mètres étaient très raides mais j’adore ce genre de final, c’est ce qui me convient le mieux. Quand j’ai gagné l’étape au Dauphiné, il y avait longtemps que je n’avais pas gagné de courses. Je faisais des bons résultats mais sans la victoire. Depuis un mois, tout concorde et je peux montrer ma valeur. Aujourd’hui, on était un bon groupe devant, on a bien collaboré. Nous étions cinq Belges dans l’échappée. Mais on n’a pas eu besoin de se parler, on se comprenait bien. C’est sur la fin de course, quand on s’est retrouvé à quatre, qu’on a parlé. On savait que la Movistar mettait la pression derrière, il fallait bien s’entendre. L’an dernier, à la Vuelta, j’avais fait quelques erreurs dans une arrivée de ce genre, à deux. J’avais été trop nerveux contre Michael Woods. Je suis resté beaucoup plus calme cette fois. J’ai pensé à ce qui s’était passé, j’ai pris les bonnes décisions », a ajouté encore le vainqueur du jour.

Source: Belga