Clap de fin pour la mythique VW Coccinelle

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AFP / J. Carlos

Mariachis, applaudissements et émotion : le tout dernier exemplaire de la mythique Coccinelle de Volkswagen est sorti mercredi de son usine mexicaine de Puebla, mettant un point final à une épopée de sept décennies qui a marqué l’histoire de l’automobile.

Au son des mariachis jouant un classique mexicain et après avoir roulé quelques mètres sous les applaudissements, la voiture de couleur bleu métallisé a été immortalisée par les objectifs. Elle était entourée par les ouvriers de ce site qui a produit, depuis 1997, plus de 1,7 million de « New beetle » (en anglais on l’appelle « scarabée »).

« Gracias Beetle », pouvait-on lire sur les t-shirts des travailleurs de l’usine, qui ont assemblé cet ultime exemplaire de la « Final Edition » en sept heures. Les 65 dernières Coccinelles de l’histoire, numérotées d’1 à 65 pour faire référence aux 65 années de présence de Volkswagen au Mexique, ne seront vendues que sur internet et au prix de 21.000 dollars (environ 18.500 euros).

La « New beetle », sortie en 1997, n’avait presque plus rien en commun avec le grand ancêtre voulu par Hitler et né du génie automobile de Ferdinand Porsche, dont la production a commencé en 1938 et s’est achevée en 2003. Ni avec la voiture de prédilection de la jeunesse des années 1960 et 1970 incarnant la génération « Peace and Love » et sa soif de liberté, qui se traduisait souvent par des « Käfer » (coccinelle en allemand) multicolores et couvertes de dessins d’immenses fleurs.

AFP / J. Carlos Sanchez

John Lennon, Andy Warhol, Walt Disney…

Pourtant restait le trait essentiel: la bonhommie venant de la rondeur de sa silhouette, immédiatement reconnaissable même dans les modèles les plus récents. Et bien sûr les phares, faisant immanquablement penser à deux grands yeux sur un visage au sourire bienveillant.

La véritable consécration vient dans les années 1960. Le Beatle John Lennon fait sienne la petite voiture aux courbes arrondies et Andy Warhol la transforme en icône pop art, déclinant sa photo sur le modèle de sa fameuse « Marylin ». En 1968, Walt Disney en fait une star du grand écran avec « Un amour de Coccinelle », qui met en scène les aventures d’une très humaine auto « Herbie ».

Les ventes aux Etats-Unis s’envolent : au sommet de sa gloire, elle est conduite par quatre millions d’Américains. La « Cox » finit par accuser le poids des années. Trop gourmande en carburant, une tenue de route fantaisiste, un freinage un peu trop discret et une concurrence – y compris chez VW – avec la Golf. La New beetle, qui entre désormais dans l’histoire de l’automobile, a connu un grand succès sans jamais accéder au statut de légende de son ancêtre.

AFP / J. Carlos Sanchez