Les vignettes et restrictions de circulation compliquent les voyages dans l’UE

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EPA

Finies les virées en voiture à Bruxelles sur un coup de tête! Prendre le volant en Europe demande désormais une certaine préparation pour jongler entre les péages électroniques, les zones à circulation restreinte exigeant un enregistrement du véhicule et les différentes vignettes.

C’est la Suisse qui, la première, a imposé une vignette pour ses autoroutes, dès 1985. Quel que soit le trajet, il n’y a qu’un modèle, valable 14 mois, qui coûte actuellement 40 francs suisses (36 €). D’autres pays ont suivi l’exemple, qui font payer une somme forfaitaire aux automobilistes, avec généralement plusieurs durées de validité au choix: l’Autriche, la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, la République tchèque… Il faut, comme en Suisse, coller un macaron sur son pare-brise. L’achat peut se faire en ligne à l’avance, à la frontière ou dans une station-service. La Hongrie et la Slovénie ont une variante électronique, tandis que l’Autriche laisse le choix entre la vignette physique et l’enregistrement de l’immatriculation.

Le parcours devient un peu plus compliqué quand il n’y pas de barrière de péage sur certaines (auto)routes payantes: pour passer la Tamise an aval de Londres sur le périphérique M25, il faut par exemple payer 2,50 £(2,80 €) le jour-même ou le lendemain, en ligne ou dans une boutique agréée. Faute de quoi l’amende peut monter jusqu’à 105 £ (117 €). Le principe est le même pour de nombreux péages électroniques en Europe, sur des axes routiers au Portugal, en Italie, en Irlande, en Norvège, en Suède, et bientôt en France… et aussi pour pénétrer en voiture dans des villes telles que Londres, Milan, Bologne, Stockholm, Göteborg ou Oslo.

Pas d’harmonisation en vue

L’éclosion récente de «zones à faible émission» (LEZ) sur le continent oblige également à préparer son voyage. Pour rouler dans le centre d’Anvers, en Belgique, avec une voiture française, il faut ainsi enregistrer son véhicule dans les 24 heures. C’est gratuit, mais la démarche impose notamment d’envoyer un scan de sa carte grise. Et au cas où ledit véhicule serait trop polluant, il faut payer. Bruxelles a suivi le même modèle, mais il faut désormais y montrer patte blanche à l’avance, ce qui peut être problématique avec une voiture de location… L’amende de 150 € a déjà frappé des touristes étourdis.

Cette totale absence d’harmonisation, alors que la France, l’Espagne, les Pays-Bas ou d’autres villes belges préparent des LEZ qui vont aussi concerner les voitures étrangères, «pose de nouveaux défis pour les transports dans l’UE», reconnaît-on à la Commission européenne. «Il n’y a actuellement aucun projet d’introduire une vignette européenne commune», y explique-t-on pourtant, l’affaire étant du ressort des autorités locales.