Ecolo et le PTB ont eu les électeurs les plus fidèles en Wallonie

Belga / L. Dieffembacq

En Wallonie, les électeurs d’Ecolo et du PTB sont les plus fidèles à leur parti. Ainsi, 71% des électeurs ayant voté pour le parti vert en 2014 ont confirmé leur choix lors du scrutin du 26 mai; un pourcentage qui passe à 75% pour le PTB, selon une analyse des données issues de l’enquête sortie des urnes réalisée par le Centre d’étude de la vie politique de l’ULB (Cevipol) et publiée lundi.

Le taux de rétention d’Ecolo en Wallonie – soit le pourcentage d’électeurs qui lui sont restés fidèles entre les 2 scrutins – est toutefois inférieur à son taux bruxellois de 76,9% alors qu’il est légèrement supérieur pour le PTB dont 72,3% des électeurs de la capitale ont posé le même choix en 2014 et en 2019.

En Wallonie toujours, Ecolo est parvenu à attirer 8,2% d’électeurs qui avaient voté pour le PS en 2014 et 10% de ceux qui avaient glissé dans l’urne un bulletin PTB. Là aussi, c’est moins qu’à Bruxelles, où le parti a attiré 20% des électeurs socialistes de 2014 et 17% des électeurs du PTB. Ecolo a par ailleurs recueilli les votes de 17% des électeurs cdH (15,1% à Bruxelles) et de 10% des électeurs MR (9,4% à Bruxelles).

Vases communicants avec le PS

En ce qui concerne le PTB, ses gains proviennent au premier chef du PS, qui lui «cède» 13,5% de ses électeurs, mais aussi des votes blancs et nuls (13,5%), et des «autres» plus petites formations (14,4%). Mais dans le même temps, le PTB perd 10,6% de ses électeurs au profit du PS. Le PTB présente enfin une balance positive par rapport à Ecolo, 9% des électeurs d’Ecolo en 2014 ayant choisi le PTB en 2019, contre 7,4% qui ont fait le chemin inverse.

Globalement, on peut estimer à un peu plus de 40% la part des transferts de voix entre PS, cdH, MR et Ecolo entre les élections de 2014 et celles de 2019, les électeurs de la tranche d’âge 25-39 ans étant sensiblement plus volatils que leurs aînés. C’est également la tranche d’âge au sein de laquelle Ecolo et le PTB ont été davantage plébiscités, soulignent enfin les chercheurs.

Leur analyse se base sur une enquête menée le 26 mai dernier par environ 75 sondeurs répartis dans les bureaux de vote en Wallonie. Un peu plus de 3.400 citoyens y ont participé.