Un hashtag recense les pires « compliments » adressés aux personnes handicapées

Imani Barbarin / Metro UK via Facebook

“Tu es tellement courageuse, tu es une source d’inspiration ! Moi, à ta place, je préférerais mourir”. Sous le #DisabledCompliments , des personnes handicapées partagent tous les pires « compliments » qu’elles aient jamais reçus sur Twitter.  

« Mais pourtant, tu n’as pas du tout l’air d’un autiste ». Ceci n’est qu’un exemple de « compliments » diffusés sous le hashtag #DisabledCompliments. Alimenté par des personnes handicapées, il recense toutes ces insultes déguisées en compliments qui leur sont adressées régulièrement.

Fausse compassion, fausse empathie, humour mal placé… Il y en a de toutes sortes. Mais bien souvent, ces compliments se révèlent être blessant, méchant, ignorant ou insultant.

Même si certains partent de bonnes intentions, ils loupent souvent complètement leur cible en blessant, voire insultant la personne.

« Ne vous excusez pas, mais faites mieux »

Lancé par Imani Barbarin, auteure et militante, le hashtag #DisabledCompliments est rapidement devenu viral. Des milliers de tweets ont déferlé, montrant à quel point ces remarques font le quotidien des personnes handicapées.

Imani Barbarin a tenu à être claire et a averti les personnes valides : « #DisabledCompliments n’est pas un espace pour exprimer votre culpabilité, mais bien pour la construction de la communauté d’handicapés. Ne vous excusez pas. Faites mieux et soyez responsables de vos paroles, ce qui est dit sous forme de compliment est souvent blessant ».

Suite à ce partage massif, un second hashtag a suivi : #WhenICallMyselfDisabled. Il rassemble les publications de personnes handicapées qui explique pourquoi elles assument pleinement l’appellation “handicapé”.

Je me dit “handicapée” tout simplement car… je le suis”, raconte une internaute.  « Je dit que je suis handicapé, c’est pour que les gens sachent que mon corps a des limites qu’ils ne peuvent pas percevoir de l’extérieur », détaille un autre.

Elles soulignent ainsi que le handicap fait partie de leur vie, de leur identité. Qu’il les lie à une communauté (comme on le remarque fortement grâce à ces hashtags), mais aussi à des droits. Et de rappeler que l’appellation « handicapé » n’a aucune connotation négative… Sauf celle que l’on lui donne.