Découvertes MiNT : deux mélodies d’été en VF avec Dalton Telegramme et Thomas Fersen

Ph. Dalton Telegramme

Fin de parcours pour les découvertes musicales de MiNT dans votre journal Métro… avant septembre. Les univers francophones et burlesques de Dalton Telegramme et Thomas Fersen pour accompagner la toute première canicule avec des histoires d’amour… et de fesses. On y revient toujours.

Dalton Telegramme – « Sparadrap »

Ce « gang » de quatre musiciens a puisé sa force motrice dans la musique folk, mais a choisi le français pour parler d’aventure, d’amitié, d’amour et de “Netflix & chill”. Dalton Telegramme est né dans la région liégeoise il y a quelques années. Il s’est déjà produit chez nous, mais surtout sur bon nombre de scènes en dehors de nos frontières, notamment en France, en Suisse et au Canada. Ainsi, on les a vus applaudis avec distinction dans le cadre des Francofolies de Montréal (nul n’est prophète, même en sa principauté).

Cette année, c’est à Spa qu’ils vont animer les Francos le 21 juillet, avant de défendre leur futur LP le 13 octobre prochain au Festival Francofaune. C’est qu’on attend « Victoria » pour septembre. Ce sera le 2e album du groupe belge. En guise d’avant-propos, un très efficace single baptisé « Sparadrap », dont la forme et les voix vous feront indéniablement penser à la musique du conteur Alex Beaupain.

« Que j’aime ça, ta peau colle encore à ma peau. Comme un sparadrap, ne l’enlève pas trop tôt. Ne pars pas, ne rejoins pas l’angle mort. Comme un sparadrap, ne t’enlève pas trop fort. » On accroche ou… on déteste. La chanson parle du sentiment de douleur que l’on peut ressentir lorsqu’au réveil, l’être aimé s’en va ou s’évapore. Le groupe explique le choix du titre : « Dans le monde, il existe deux types de personnes : ceux qui enlèvent d’un coup sec la petite bande adhésive et ceux qui doucement, millimètres après millimètres, libèrent leur blessure à peine cicatrisée pour éviter la douleur autant que possible. »

L’album semble prêt, enregistré au studio “La Frette”, près de Paris. Sur lui a veillé Yann Arnaud, qui s’est illustré auprès de Syd Matters, mais aussi Thousand et Pomme, dont nous vous avons déjà parlé dans ces colonnes cette saison.

Thomas Fersen – « Les vieilles »

Le Français Thomas Fersen est de retour, avec un titre qui obéit à la même règle que celui de Dalton Telegramme : on l’aime ou on le quitte, sans discussion possible. Dans une époque où le mythe sexuel de la MILF fait toujours rêver, Fersen a choisi d’aborder le thème des « vieilles qu’il aime”, premier extrait d’un album qui, lui aussi, sortira en septembre prochain (le 27). Un morceau original où il nous parle de ses coups de foudre d’adolescent pour tout ce qui le dépassait en âge à l’époque : femmes, voitures, objets. Un texte universel et drôle, gauche et singulier. Peut-être un peu belge?

Le titre de l’album est connu, ce sera « C’est tout ce qu’il me reste ». Il y développera un peu plus encore son personnage fétiche, celui d’un homme ordinaire, vaguement farfelu, qui se retourne sur sa carrière et sur ses « frasques supposées de chaud lapin ». Une aventure musicale et théâtrale que Thomas Fersen (55 ans et des poussières) défendra sur les scènes de France et de Belgique, dès l’automne. Deux dates sont déjà connues chez nous : le 31 janvier 2020 au Centre Culturel de Comines. Et le 1er février au Théâtre 140, à Bruxelles.

La découverte musicale, c’est à 10h30 et 18h30 sur MiNT. Cet été, retrouvez les meilleures découvertes de la saison vers 11h. Rendez-vous à la rentrée de septembre?

Cédric Godart