Le train de nuit, une solution pour partir sans utiliser ses jours de congé

Ph. C. Goret

Notre journaliste est parti en route avec l’un des derniers trains de nuit en France. Une solution peu polluante pour voyager et sans doute la plus efficace pour allonger un peu les week-ends !

Vendredi soir, 20h50, gare de Paris Austerlitz. Après 1h22 lancé à plus de 300 km/h dans un Thalys (réservé à l’avance pour profiter des meilleurs prix), et un rapide voyage en métro, nous voici à patienter dans un hall de la gare. Demain matin, le réveil se fera à Briançon, entre les montagnes. Pour le moment, la vue a moins de charme, avec pour seul horizon les grandes bâches qui cachent les chantiers de rénovation en cours dans cette gare parisienne.

Il est bientôt temps de se diriger vers le quai de départ. Les contrôleurs vérifient les titres de voyage avant même d’embarquer. «Ça évitera qu’on vous réveille au milieu de la nuit», s’amuse l’un d’eux. Pas faux… À l’intérieur, le wagon est divisé en compartiment, avec six couchettes à chaque fois (quatre en première classe). Sur chaque lit, un petit kit est mis à disposition des voyageurs: un drap, une bouteille d’eau, des boules Quies, et une lingette pour se rafraîchir au matin.

Le soleil baisse sur l’horizon et le train s’élance. Alors que l’on traverse les banlieues pavillonnaires, chacun se prépare pour dormir. Une fois la nuit tombée et la porte du compartiment fermée, il ne faut que quelques minutes pour s’endormir. Et puisqu’aucun passager ne peut embarquer pendant la nuit, on se laisse aller à un sommeil profond.

Peu après 8h, le train entre en gare de Briançon. On peine à croire que quelques heures plus tôt, on était encore au bureau. Il est encore tôt, et on est en pleine forme pour le week-end. Bonne nouvelle, on pourra en profiter au maximum, puisque le retour se fera le lendemain à 20h20, pour une arrivée à Bruxelles au petit matin, après un changement de gare à Paris. Le week-end n’aura pas coûté grand-chose en transport et hôtel, et n’a pas nécessité de prendre de jour de congé. Il est 10h, on arrive frais et dispo, prêt à reprendre le travail, la tête pleine de souvenirs.

Camille Goret