Canicule: quelques droits supplémentaires pour les travailleurs

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Il va faire chaud, et même très chaud, cette semaine. Ce genre de situation ne dispense pas d’aller travailler. Des mesures sont toutefois prévues afin que les travailleurs effectuent leur service dans des conditions convenables.

L’employeur doit prendre des mesures

En matière de chaleur, l’indice à prendre en compte est le WBGT, qui tient compte de la chaleur et de l’humidité. En cas de désaccord entre l’employeur et e travailleur, il revient à un médecin de fixer la quantité d’efforts physiques que demande un poste. Pour chaque niveau de difficulté sera fixé un indice WBGT maximum: 29 pour une charge légère (secrétariat), 26 pour une charge moyenne (travail en position debout), 18 pour une charge très lourde (travaux de terrassement). Une fois ces seuils franchis, l’employeur doit prendre des mesures : limitation de l’exposition au rayonnement solaire, boissons rafraichissantes gratuites, installation de ventilateurs… Si ces mesures ne suffisent pas, les travailleurs peuvent demander des temps de repos. En dernier recours, l’employeur peut instaurer un système de chômage temporaire.

La tenue vestimentaire

En matière de tenue vestimentaire, la règle en vigueur est de «porter une tenue correcte et respecter ses collègues». Cela laisse une certaine marge de manœuvre, qu’il conviendra d’apprécier au cas par cas et au vu de a culture de l’entreprise. Certaines acceptent de laisser leurs employés venir travailler en short, d’autres demandent de ne pas s’habiller «comme un touriste», et quelques-unes refusent. L’été dernier, la Stib avait ainsi refusé à ses chauffeurs de venir travailler en short pour des raisons d’image. Il faut donc se renseigner, et aviser selon les employeurs.

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Les horaires

L’employeur n’a aucune obligation d’offrir des horaires allégés en cas de forte chaleur. Certains le font tout de même, dans un souci de bien-être de leur personnel. Une autre possibilité est de décaler les horaires des travailleurs (par exemple arriver plus tôt le matin ou travailler plus tard le soir).

Le télétravail

Les employeurs n’ont aucune obligation en matière de télétravail, et cela vaut qu’il fasse 10 ou 35°C. Là encore, la situation dépend donc du bon vouloir des managers. Certaines entreprises incitent leurs travailleurs à rester chez eux, notamment si les locaux de l’entreprise sont difficile à rafraichir et que, à l’inverse, le travailleurs dispose d’une pièce fraiche à domicile. Le télétravail peut aussi offrir une alternative pour des entreprises qui refuseraient à leurs collaborateurs de venir travailler en short : à la maison, chacun s’habille comme il l’entend.

La climatisation

Il n’existe pas d’obligation pour les entreprises d’installer des climatiseurs dans leurs locaux. Des employeurs se sont bien posés la question, et y ont finalement renoncé devant les frais que cela implique pour seulement quelques jours à problème chaque année. On notera au passage que les système de climatisation sont particulièrement gourmands en énergie, et ont donc un impact négatif sur le climat. Une solution intermédiaire consiste à installer des ventilateurs.