Le bio local, vecteur de confiance

Le bio que nous recherchons, c’est celui pour lequel des femmes et des hommes mettent tout leur cœur, pour nous offrir des produits exquis et sains. Maryline Deckers, de la Ferme Saint-Paul, près d’Eupen et Ariane Charrière, de la fromagerie du Marronnier, dans la région de Florenville, font partie de ces personnes-là! Elles nous expliquent leur choix du bio.

«On est agriculteurs depuis 1984», précise Maryline Deckers, «mais on s’est rendu compte que les représentants des engrais et des produits phyto-sanitaires ne pensaient qu’à leur business. Et que le maintien de la nature et des terres saines, c’était totalement secondaire pour eux. Et on s’est retrouvés dans de grandes interrogations sur le contenu de notre assiette, et la qualité de l’herbe de nos prés. On a décidé d’offrir à nos animaux une vie plus saine, et de proposer à nos consommateurs des produits bons pour leur santé, et aussi pour la nôtre d’ailleurs. On a trois enfants, et on vient d’avoir une petite-fille. Et on a eu envie de leur transmettre quelque chose de sain et de plus intelligent».

Passer au bio, cela change le travail aux champs

«En bio, c’est tout-à-fait une autre conception. Là, au printemps, les prairies conventionnelles traitées avec les produits phyto sont bien vertes, avec une belle grande herbe et nos prairies bio sont en retard. Mais en récolte, on est aussi productifs. On est dans cette conviction saine, on sait qu’on a fait le bon choix». La Ferme St Paul propose sa viande limousine emballée sous vide, des yaourts aux fruits ou nature, flans, riz au lait, pudding, fromages frais et épicés, jus de pomme de Pierre-Marie Laduron de Warsage, spéculoos de Lantin, etc.

Une fromagerie à base de lait cru bio exclusivement

«Mon compagnon, Marc Galloy, est paysan depuis autant de générations qu’on s’en souvient», raconte, de son côté, Ariane Charrière. «On a repris la ferme depuis 22 ans. On a cinq enfants. On est en ferme laitière (on a une centaine de vaches) et on a ouvert notre fromagerie bio en 2010, après la crise du lait. À ce moment-là, il fallait soit s’arrêter, soit changer sa façon de faire. On a décidé de devenir plus petits et de retrouver le contact direct avec les consommateurs de nos produits. Mon maître-fromager, c’est Daniel Cloots, de la fromagerie du Gros Chêne (à Méan, près d’Havelange), comme les trois-quarts des fromagers bio de Wallonie!» La ferme produit du beurre au lait cru (ils sont moins de 100 en Wallonie à le faire!)

Côté fromages, Christophe, artisan-fromager, s’occupe de toute une gamme. À la fromagerie du Marronnier, on trouve des fromages au lait cru poivre-échalottes ou thym-lavande, le Gaumenbert, parce qu’on est Gaumais ou on ne l’est pas (!), le Goud’dingue, une pâte pressée de type gouda (jeune et vieux), ou le Sec, sorte de parmesan local.

Infos

Cet article provient du magazine belge indépendant BIOTEMPO qui a pour credo: «Comprendre, changer, agir maintenant».